La crise mondiale au-delà de la guerre d’Ukraine

(interview Benjamin Casteillo et Mika Denissot)
La crise mondiale qui dure depuis plus de 2 ans maintenant, et nous sommes immergés dans la crise.
Bien sûr, la crise du covid semble régresser, qui sait ?
Et maintenant en Ukraine, il y a ces crises mondiales qui bouleversent nos vies sur tous les registres.
Elles bouleversent bien sûr l’économie, mais aussi l’aspect financier, psychologique, émotionnel, relationnel et même spirituel. Dans ce cadre qui nous tient à cœur, j’ai eu envie de m’entretenir aujourd’hui avec Benjamin Castello, que l’on reçoit régulièrement sur la chaine depuis quelques années (c’est la troisième fois exactement).

En réponse à la crise mondiale des solutions humaines

Benjamin Casteillo est le fondateur de New World Together, une plateforme de recherche et d’éducation transdisciplinaire. La plateforme cherche à catalyser la transition durable avec des solutions humaines. Donc, pour préciser ce que sont les recherches transdisciplinaires, c’est une approche décompartimentalisée où l’on intègre toutes les disciplines, avec nos propres recherches personnelles, bien sûr. Et puis, les solutions humaines, c’est, contrairement aux solutions technologiques, des solutions qui partent de nous, de l’humain. Donc, on va aborder ici plutôt l’expansion de conscience, et l’évolution dans nos comportements et dans nos fonctionnements.

“Depuis notre dernière rencontre”, précise Benjamin, “l’actualité a pleinement donné raison et confirmé nos recherches. Notre but est de faire pénétrer nos recherches dans l’espace public, afin qu’elles puissent alimenter les discussions. Quand on parle d’espace public, on pense aux niveaux politique, médiatique et académique notamment. Ce n’est pas forcément “facile”, ce sont des entités qui sont assez fermées.  Mais en tout cas, on a des arguments pour nous qu’on va faire valoir. Et puis, une autre phase également, c’est la phase d’éducation.

On est en train de mettre en place des formations en anglais et en français pour pouvoir partager ces acquis, pour qu’ils bénéficient au plus grand nombre et qu’ils permettent d’accélérer la transition durable en permettant aux gens de se mettre en mouvement.”

La crise mondiale : Pour modifier le système, il faut aussi le modifier de l’intérieur

  
Le travail que fait New World Together est exceptionnel, il faut le dire. Le simple fait de passer pour aller présenter ce que vous faites auprès des états, des institutions, des écoles, c’est une sacrée étape. Comme toutes les grandes organisations qui luttent pour un vrai changement de paradigme dans le monde. Je pense bien sûr au Grand Projet avec Mocica dans lequel je suis et nous sommes impliqués ici à Soul In Mind. Mais d’autres aussi, qui sont rares, quand je dis qu’elles sont rares, en fait il y en a beaucoup, mais pas toujours dans la durée.  

Benjamin indique qu’en effet, il s’agit d’une étape primordiale. Pour modifier le système, il faut aussi le modifier de l’intérieur. Donc, c’est vraiment notre but, c’est juste de la prise de conscience des acteurs du système.

La crise mondiale, un changement de paradigme ?

crise mondiale


Mais alors, pour entrer vraiment dans le sujet, dans l’actualité de la crise mondiale, avec un autre point de vue. C’est à dire que non, on n’est pas insensibles à ce qui se passe aujourd’hui. On a vécu la crise du covid de ces deux dernières années qui n’est peut être pas terminée et de surcroît, et, on a maintenant le conflit en Ukraine, qui pour ma part, n’est pas qu’en Ukraine. Alors comment se place New World Together par rapport à ce conflit ?

“Comme d’habitude, nous, on ne prend pas parti”, précise Benjamin. “On essaye de voir cependant, les mécanismes inconscients cachés qui alimentent ces conflits. Donc là, nous, ce qu’on observe, c’est que derrière ce conflit Ukraine/Russie, il y a un conflit entre deux blocs. Le bloc occidental qui est dominé par les États-Unis, et puis le bloc Russe. Ce sont en fait des anciens conflits qui se perpétuent jusqu’à aujourd’hui. Finalement, on est dans une perpétuation de la guerre froide.

Ce qui s’est passé, notamment ce qu’on dit peu, c’est que pendant des décennies, le bloc occidental a mis des bâtons dans les roues de la Russie. Il y a eu l’effondrement de l’URSS à cause de ça. Pour les Russes, ce sont des choses qui ont marqué l’inconscient collectif Russe, donc il y a une volonté inconsciente de revanche.  C’est elle aussi qui s’exprime. Et puis derrière, bien sûr, ce sont des rivalités de pouvoir entre des empires. Ce qui nous intéresse, ce sont vraiment les mécanismes inconscients collectifs qui vont alimenter ces conflits.”
   

Un cercle vicieux de crises mondiales à répétition ?

“Si on prend le covid maintenant, le conflit en Ukraine, les problèmes psychologiques, les problèmes financiers qui sont assujettis à ces événements, s’agit-il d’un cercle vicieux, qui ne va jamais finir ? Car même si dans le fond, c’est différent, on ne peut pas comparer, bien sûr. Mais si on regarde justement derrière les comportements que l’on a, donc des causes qui font qu’aujourd’hui, on en arrive là, on peut penser que l’on s’installe dans une forme de cercle vicieux qui s’amplifie d’année en année.”

Pour Benjamin, on qualifie ce qui est en train de se passer de crise de durabilité. On a des fonctionnements dont on a hérité, qui ne sont plus du tout adaptés à notre époque et qui créent de plus en plus de problèmes, de plus en plus de crises.   

Qu’est ce qu’une crise de durabilité ?

– Benjamin, qu’est ce que c’est que cette crise de durabilité ?
– Benjamin nous commente d’abord pourquoi il en parle aujourd’hui. “C’est parce que l’on a tendance, dans l’ensemble, à parler et questionner les symptômes. Et donc, quand on parle de la crise mondiale à propos du changement climatique, de perte de biodiversité, de surconsommation de ressources, de destruction des écosystèmes, de pollution de l’eau, de l’air, des sols, d’augmentation des inégalités, d’augmentation des dettes, etc. On est sur les symptômes d’une crise plus profonde aujourd’hui avec notre niveau de conscience. La majorité des personnes qui essayent de résoudre le problème se portent sur les symptômes et non sur les causes.

Donc, nous, vraiment, l’un des messages qu’on fait porter, c’est qu’il faut se porter sur les causes et ces causes là, ce sont nos propres fonctionnements.

Si l’on parle de perte de biodiversité ou d’augmentation des inégalités, ces symptômes là sont les conséquences de fonctionnement collectif qui, aujourd’hui, ne sont ni discutés ni compris. Donc notre rôle, c’est d’aller questionner les causes profondes de ces fonctionnements collectifs. Et ce qu’on trouve quand on fait ça, c’est en fait un instinct de survie primaire, des mécanismes de survie inconscients. Ces mécanismes sont hérités de millions d’années d’évolution et ne sont pas adaptés à notre ère de progrès technologique exponentiel. Je parle de progrès technologique exponentiel, parce qu’aujourd’hui, on a un progrès technologique qui permet d’accélérer notre progrès technologique.

Donc, ça a créé une certaine forme exponentielle. C’est pour ça qu’on parle de la dette, de la grande accélération. Ce qui se passe, c’est que ce progrès technologique exponentiel va amplifier tous les effets destructeurs de nos comportements qui sont aussi nocifs. Donc nos comportements qui sont primaires.

La crise mondiale du fond des temps ?

effondrement crise mondiale

Benjamin poursuit : “ce qu’il faut comprendre, c’est que l’être humain a passé une grande partie de son existence intégrer à l’environnement naturel. Donc un mode de survie, le chasseur-cueilleur qui pour survivre a dû affronter plusieurs types de dangers.

Le premier est le danger d’hostilité, c’est-à-dire l’agression par des prédateurs, des rivaux, potentiellement même par des maladies. Et donc, la réponse dominante qui a marqué l’instinct de survie humain, c’est le besoin de dominer et de contrôler son environnement pour se protéger, confronté à un danger d’hostilité.

Il a aussi dû affronter la dureté des pénuries. Nos ancêtres ne vivaient pas dans l’abondance. Il y avait notamment des périodes de l’année où c’était même le manque total. La réponse du système de survie dominant, c’est d’accumuler les ressources et de les stocker et ainsi accumuler le plus possible.

Puis, le troisième grand danger que toute l’humanité a affronté, c’est le danger de séparation. Nous, les êtres humains, on est des êtres sociaux. On ne fonctionne pas très bien individuellement. Si tu ne regardes rien que ce qu’on porte sur nous, ce qu’on utilise aujourd’hui, c’est apporté par la société, il y en a très peu qu’on a fait vraiment nous-mêmes. Je pense même qu’on serait plus attentif.

Et donc, on a besoin de se lier, de se fonder dans une société. Donc là, l’instinct de survie dominant, a répondu par un besoin de se conformer, à une recherche de validation extérieure. Le problème, c’est que cet instinct de survie, il a été très adapté pendant des centaines de milliers d’années. 

Un progrès technologique exponentiel, pour une crise mondiale exponentielle ?

Benjamin ajoute qu’”aujourd’hui, le progrès technologique exponentiel devient dangereux. Il explique alors pourquoi. Par exemple, le danger d’hostilité avec le besoin de dominer et de contrôler. Il va alimenter des conflits d’autorité, des conflits de pouvoir. Quand on ajoute du progrès technologique exponentiel là-dessus, on en arrive à des risques d’escalades militaires catastrophiques. On va utiliser des armes de destruction massive. Bien sûr, ça va augmenter le pouvoir, donc le pouvoir créateur et aussi le pouvoir destructeur. Donc là, nos conflits deviennent de plus en plus dangereux.
On voit d’ailleurs avec Poutine qui met en place la menace nucléaire. Nous nous rendons compte qu’effectivement, si on va vraiment au conflit ouvert comme pour la seconde guerre mondiale. Il y a un risque de conflit nucléaire et là, c’est plus du tous les mêmes risques qu’il y a quelques décennies.”

Nous ici, Benjamin, à Soul In Mind, on recherche toujours la lumière. Donc est-ce qu’à ce jour le progrès technologique et son pouvoir créateur a prévalu sur le côté destructeur ?

Benjamin nous répond : “non, parce qu’en fait, aujourd’hui, ce qui se passe, c’est que l’on est encore principalement sur des fonctionnements inconscients. Donc, tant qu’on utilise nos pouvoirs créateurs de manière inconsciente, c’est encore une manière prédatrice. Effectivement, ça se transforme souvent en pouvoir destructeur. Au point où on se met en danger, on le voit aujourd’hui avec la destruction des écosystèmes de notre planète.”

 

Notre instinct de survie primaire et ces mécanismes prédominants font la crise mondiale

Instinct de survie crise mondiale
Benjamin souhaitant poursuivre sur notre instinct de survie primaire et ces mécanismes prédominants ,ous précise à propos de la menace d’hostilité avec le besoin de dominer et de contrôler et les conflits de pouvoir que ça générait. On a aussi le même type de réponse avec le besoin d’accumuler. En fait, ce qui se passe, c’est qu’il y a une compétition pour l’accumulation de ressources. Celle-ci amène à une surconsommation des ressources planétaires, un dépassement de nos limites planétaires. Il s’ensuit une destruction des écosystèmes couplée avec une augmentation des inégalités.
Donc, là aussi, ça alimente en fait un cercle vicieux puisque ça va alimenter la peur du manque.

De même pour le besoin d’être, de faire partie du groupe, de se conformer au groupe. Soit on va rechercher la validation extérieure, ou rejeter ce qui est différent ce qui ne rentre pas dans le moule. Et donc, on va aller alimenter cette menace de séparation. Et alors, c’est aussi un danger parce qu’on est dans une période où on a besoin d’un changement profond et systémique. 
Donc, si on fonctionne de manière conformiste et qu’on n’ose pas remettre les choses en question, on inhibe notre capacité à faire évoluer nos fonctionnements. Donc, ça devient aussi un danger existentiel, quand le besoin de changement est vital. Le conformisme est un danger. 

Le match est joué, la crise mondiale va régner ?

Mais là, quand tu parles du cercle vicieux, Benjamin dans ce que tu énonces là, ça donne peu d’espoir. On a l’impression que quoi qu’il arrive, quoi qu’on fasse, si on continue dans ce chemin, on va à notre perte. En termes de civilisation, on est des êtres humains et à un moment donné, ce ne sera plus vivable.

Benjamin nous précise : “Bien sûr, on a des cercles vicieux qui s’auto-alimentent, mais qui ne sont pas durables. C’est à dire qu’un moment, si on continue sur ces fonctionnements ancestraux qui ne sont plus du tout à leur place, on va arriver à un point de rupture. C’est là qu’on va commencer à parler d’effondrement de civilisation. Or, aujourd’hui, on n’en est pas encore là, même si on en voit les prémisses. Là, il est temps de prendre conscience de ce qui est en train de se passer, pour enfin se mettre en mouvement et s’adapter en conscience, tout simplement, à une nouvelle époque.

Quand tu dis de s’adapter en conscience, en fait, c’est chaque individu, de manière individuelle d’abord, puis, ça se doit être collectif.

Benjamin acquiesçant, bien sûr, le changement dont on a besoin doit être collectif. Mais il n’y a pas de changement collectif qui puisse prendre place sans changement individuel d’abord. Donc, l’idée, c’est de commencer individuellement pour pouvoir ensuite influencer des mouvements collectifs.

La crise mondiale, un pour tous, tous pour un

D’après toi, Benjamin, ce n’est pas le serpent qui se mord la queue ? Parce que si d’un côté, tu as des comportements déviants, par exemple par les politiciens, l’industrie financière, les puissants qui vont vers des comportements déviants. Ils vont donc créer de la peur, et encore plus de peur, du manque, dans cette société de consommation qui ne s’arrête jamais. Donc, si tu veux le citoyen lambda, lui, il vit constamment dans cette peur, dans ce manque. Il est dans ce cercle vicieux. Comment lui, individuellement, il va pouvoir avoir cette conscience ?
C’est-à-dire que je dois changer, moi, pour changer le système en place. C’est une question profonde parce qu’elle revient toujours, dans le sens où on se dit OK, on doit faire un changement collectif.

Mais pour que ce changement réussisse, il faut que tous entendent ce changement pour le mettre en place.

Benjamin reprend : “Alors ce qu’il faut comprendre, c’est que tous n’ont pas besoin de l’entendre en même temps. OK, donc, en fait, l’éveil de conscience est progressif .Et en gros, l’éveil de conscience, chacun le vit à son rythme. Pour moi, ce qui est primordial, c’est de comprendre que le fonctionnement actuel ne peut mener qu’au désastre. En fait, le changement, ce n’est pas une option, c’est une obligation. La question, c’est est-ce qu’on fait le changement en conscience ?  Ou est-ce qu’on le fait par la force des choses ?
Parce qu’on est obligé tout simplement, parce qu’on ne peut plus fonctionner de cette manière-là ? Comme si, par exemple, on va jusqu’à un effondrement financier ou alors un effondrement écologique.

Le changement, c’est un changement de conscience. C’est un changement par la force des choses.

Effondrement et crise mondiale
Benjamin poursuit, donc, en gros, il y a une chose qu’il faut qu’on comprenne, c’est quand on est confrontés aux lois de l’univers. La planète a des limites, les ressources ne sont pas illimitées, nos fonctionnements entraînent des conséquences. Si on lit ça, on va se frotter aux lois de l’univers. On n’est pas près de gagner, on ne fait pas le poids, donc autant s’adapter. Autant les comprendre plutôt que d’essayer de continuer à alimenter des croyances, des fonctionnements qui ne sont plus du tout adaptés à notre époque, et qui nous mènent à notre perte.

Mais Benjamin, je m’adresse à toi non pas en tant que fondateur de New World Together, mais à titre personnel. Tu crois franchement, réponds honnêtement, que la majorité des gens sont prêts aujourd’hui à faire ce changement ?

Benjamin répondant : Non, mais c’est pour ça qu’on effectue ce travail de pionnier. Ce travail d’éclaireur qui va pas toucher la majorité des gens aujourd’hui. Mais qui va en toucher une partie et qui va permettre d’accélérer le changement. Encore une fois, c’est un changement progressif. Je ne m’attends pas à ce que cet article soit lu par des millions de personnes. Mais il va toucher une petite partie de la population qui est prête à entendre, qui est mature.  Qui est peut être déjà en mouvement, qui est peut être en train de considérer le mouvement.
C’est celle-là aussi qui va porter le changement. On est sur du progressif, on n’est pas sûr de l’immédiateté. On a une société aujourd’hui, qui aime bien que tout soit immédiat, mais là, on n’est pas sur du changement immédiat. Mais c’est du changement progressif qui se passe sur des années.

Et maintenant vis-à-vis de la crise mondiale que vais-je faire ?

Benjamin : Donc, la question, ce n’est pas est ce que ce changement va arriver ou pas ? La question, c’est comment est-ce que moi, je me positionne dans cette situation et comment est-ce que je contribue ?

Donc, pour résumer Benjamin, on est pris dans un cercle vicieux, auquel nous devons réagir. Et quoi qu’il arrive, qu’on décide ou non, c’est soit en pleine conscience et on décide collectivement de changer de direction. Soit, cette direction nous sera imposée par des événements extérieurs. Et là, en revanche, l’issue et la direction sont incertaines. Soit ce sera la conscience collective. Soit on se rentre dedans, ou on s’entretue.

Alors Benjamin à New World Together, quelles sont les solutions ? Parce que vous travaillez sur cela, jour après jour. Quelles sont les solutions que vous pouvez apporter, pour pouvoir sortir de ce cercle infernal ? S’il y a des solutions, bien sûr.

Benjamin : Bien sûr qu’il y a des solutions. En fait, pour nous, la première étape, c’est de prendre conscience des causes profondes du problème. Aujourd’hui, elles sont, mais ne sont pas discutées, elles ne sont pas reconnues. On est sûr de notre recherche, de nos découvertes. Nous sommes dans les pionniers qui réussissent à conceptualiser ce qui se passe dans l’inconscient collectif, ce qui va alimenter ces cercles vicieux.

Pour être honnête, en effet pour nous à Soul in Mind on n’en a jamais vu d’autres recherches similaires. On voit tes études parce que tu nous les envoies régulièrement. La qualité de ces études et ces recherches est remarquable. Votre méthodologie pour vos plans et tableaux est innovante.  

Un déni collectif, cause de la crise mondiale 

crise mondiale deni collectif

Benjamin : Alors, il faut expliquer une chose, c’est que ça demande un effort intense. Parce que quand on va creuser l’inconscient collectif, on va aussi creuser son inconscient à soi. Donc, on va aussi chercher les cadavres dans la cave. Et ce n’est pas forcément agréable. C’est à dire que ce sont des études qui demandent énormément d’investissement personnel. Il faut savoir qu’aujourd’hui, on vit dans une société qui est encore dominée par le déni au niveau collectif.
Nous devons donc aussi nous frotter à ça. Quand on parle de la peur, de la grève, de l’agression et du besoin de dominer, de contrôler, du manque et du besoin d’accumuler, du rejet et du besoin de validation extérieure. Nous, ça, ils sont en nous, on le sait. On s’y est confronté intérieurement, mais de manière intense.

On n’aurait pas pu effectuer ce travail sans avoir pu, évacuer ses peurs.

Cela explique pourquoi il y a peu de personnes qui se mettent là-dessus. Il faut aussi dire que nos découvertes sont extrêmement subversives. Elles viennent remettre en question, la plupart, si ce n’est pas la totalité des systèmes de pouvoir existant aujourd’hui. Elles remettent en question les croyances dominantes. Aujourd’hui, je vais en citer une, l’homme est un loup pour l’homme, nous en fait, on dit non, ou, dans certaines conditions, oui.

Particulièrement  quand l’homme, en fait, est blessé profondément et alimenté par ses peurs et dans son ego. Oui, l’homme est un loup pour l’homme, mais ça, ce n’est pas un fonctionnement normal. C’est un fonctionnement de survie primaire qui n’est plus du tout adapté à notre époque. En fait, l’homme est plutôt un être social, et qui est là pour évoluer en groupe.

La crise mondiale, des traumatismes collectifs les racines des crises

Peut-on dire qu’on n’a pas évolué parce qu’on n’a pas grandi, Benjamin ?
Benjamin : Alors on a évolué, mais pas sur les schémas profonds collectifs. Cependant, on est en train de se placer dans une position où on doit évoluer sur ces schémas-là. Donc, pour être plus précis, sur ce qui va alimenter ces cercles vicieux, dont on a parlé. On a trouvé trois fondamentaux. Le premier, ce sont les blessures irrésolues et donc là, on va parler de traumatisme collectif.
Alors par traumatisme collectif, on entend les marques qui sont laissées dans notre inconscient, dans notre être. Il s’agit des guerres, des famines, de l’esclavage, l’oppression, les génocides, les massacres, etc. dont on est tous porteurs.

Pourquoi blessures irrésolues Benjamin ?
Benjamin : Blessures irrésolues parce qu’en fait, on ne les a pas encore reconnues et on ne les a pas encore adressées. On n’a pas encore fait de thérapie collective pour résoudre ces blessures. Elles sont donc aujourd’hui ancrées dans notre inconscient collectif, sachant que c’est chargé. Parce que si on regarde l’histoire de l’Europe, en fait, on s’est foutu sur la gueule pendant des millénaires, on n’a fait que ça. Donc, entre guillemets, on a tout. Tous les films d’horreur, nos ancêtres les ont vécus. Or, ça ne laisse pas indifférent. Ça nous a marqué dans notre être. Et donc, qu’est-ce que ces blessures irrésolues vont faire ? 

Elles vont alimenter une anxiété, des peurs, et qu’est-ce que sont ces peurs ?Et comment est-ce qu’on va compenser ces peurs, et cette anxiété existentielle et ses croyances ? Et donc, c’est là qu’on voit qu’en fait, on a tout un inconscient collectif, des croyances dont on en n’est pas forcément conscient.

La crise mondiale, il faut devenir spectateur de ce qu’on fait.

Benjamin poursuivant : D’ailleurs, ça peut être des croyances inconscientes. En fait, pour devenir conscient de nos croyances, il faut voir ce qu’on manifeste dans notre environnement, comment on fonctionne. Là, on commence à comprendre parce qu’on a certaines croyances qui sont conscientes. Mais la plupart de nos croyances sont inconscientes.

Donc Benjamin, il faut devenir spectateur de ce qu’on fait.

Benjamin : Il faut effectuer un travail d’introspection, pour te donner quelque chose de plus concret. Je vais te parler d’un trauma ancestral qui est aujourd’hui résolu. D’un conflit qui a duré pendant des siècles et des siècles, voire des millénaires, avec les tribus germaniques, avec l’Allemagne. Donc, en fait, ces conflits, qu’est-ce qu’ils font ? Ils ont créé des traumas. Donc, le trauma, je me suis fait massacrer par la tribu d’à côté ou ma famille ou mes amis, ou peu importe. En tout cas, voilà, la peur, c’est la peur de la tribu d’à côté, elle est dangereuse. La croyance est que le pays d’à côté est notre ennemi, et que nous devons la combattre. Et donc ça, bien sûr, ce n’est pas la réalité d’aujourd’hui.

Ce n’est pas anodin, une croyance n’est pas anodine. C’est-à-dire que si on fonctionne sur ce schéma là, quand on voit un Allemand, on ne voit pas un être humain, on voit un ennemi.
Donc on se met tout de suite en mode agressif, défensif.  

La crise mondiale, comment sortir d’un trauma ancestral ?

Crise mondiale trauma
Comment est-ce qu’on en sort ? Parce que c’était la question que tu me posais déjà, c’est de prendre conscience que ces cercles vicieux existent aujourd’hui. Le grand problème, c’est que collectivement, pour simplifier, pour ne pas trop s’introspecter et pour alimenter le déni, on a dit mais c’est la nature humaine, donc, en gros, tactiquement, on ne peut rien y faire. Ce qui voudrait dire d’ailleurs que notre seule solution soit l’intelligence artificielle.
C’est-à-dire qu’on va soumettre nos choix à une intelligence artificielle, ce qui est absolument faux. Mais c’est ce qui est prévu aujourd’hui par les courants dominants. C’est aussi quelque chose qu’on dénonce parce que c’est extrêmement dangereux, bien sûr. Parce qu’en fait, on va mettre de l’intelligence artificielle sur des fonctionnements primaires et prédateurs.

Ce n’est pas une bonne idée du tout. Donc voilà, là, on nous prépare le futur. 

La crise mondiale, un futur dystopique, non merci

Benjamin : Donc d’un côté, on a, on a un fonctionnement. Ce fonctionnement là, il nous amène des futurs potentiels. Aujourd’hui, c’est l’effondrement, c’est la crise mondiale. Mais maintenant, si admettons que le pari de l’intelligence artificielle fonctionne, ce qu’on crée, c’est un futur dystopique. C’est un groupe qui va créer une masse de moutons qui va être dominée, dominée par une élite boostée, à l’intelligence artificielle, et au transhumanisme.

Il me semble qu’on y est déjà Benjamin, entre dans le déni de la réalité. Aujourd’hui, c’est déjà ça.

Benjamin : Aujourd’hui, en fait, quand une personne ne voit pas l’alternative de la conscience, elle n’a plus qu’une alternative pour éviter l’effondrement. C’est la robotisation… Donc, en gros, plutôt que d’intégrer notre instinct de survie primaire, on va le refouler, on va le compenser. La technologie, l’intelligence, la science, c’est un plan complétement fou.

C’est une réponse à un échec psychologique et spirituel, Benjamin.

Benjamin : bien sûr, et sans réponse, c’est la réponse. C’est ça, un échec spirituel. Ce que moi, je traduis par un manque de connaissance de soi ? Et donc, voilà donc la première étape pour sortir de ce cercle vicieux dans lequel on est pris collectivement. C’est déjà, de prendre conscience qu’aujourd’hui, on en n’a pas conscience. On pense que c’est normal qu’il n’y a rien à faire et qu’on suit le mouvement, puis on en prend conscience. Ensuite, on comprend ce qui alimente ce cercle vicieux. Donc, si ces cercles vicieux sont éliminés par des croyances qui sont limitantes, divisive ou destructrices, par des peurs qui sont mal adaptées.
Parce qu’elles ne sont plus adaptées à notre époque, issues des traumatismes du passé irrésolu, c’est ça qu’il faut aller travailler. 

La crise mondiale, une prise de conscience à l’intérieur et à l’extérieur

Crise mondiale changement interieur
Le travail intérieur

Benjamin : Donc là, on parle d’un travail intérieur, pas seulement d’un travail extérieur. Alors ça fait deux, bien sûr, parce qu’il s’agit aussi d’effectuer un travail intérieur et extérieur. 

Dans tous les cas, ça commence par l’intérieur. C’est à dire que si moi, je n’ai pas été travaillé sur mes blessures, sur mes peurs et sur mes croyances. Je vais donc être incapable de porter le changement dont on a besoin pour sortir de ces cercles vicieux. La première étape, c’est vraiment une étape de prise de conscience. Et puis après, il faut effectuer le travail individuellement et collectivement. Donc nous, à New World Together c’est ça qu’on va porter. Notre première étape, c’est d’amener cette connaissance qui encore une fois bouleverse l’ordre établi. De l’amener dans le débat public, afin d’accélérer tout simplement la prise et l’expansion de conscience, dont on a besoin pour faire les changements nécessaires.

Donc, Benjamin, New World Together est une organisation rebelle de la société. D’une certaine façon pour la construction d’un nouvelle environnement . En revanche, personnellement je ne mettrai pas le mot travail. Excuse moi, le mot travail sur soi, c’est quelque chose de très, très haut, et quelque chose de très douloureux. De plus, c’est de l’exploration intérieure, c’est aller explorer aussi la manière dont fonctionnent nos schémas. Mais alors, là encore, j’ai bien compris ce cercle vicieux. Donc tu dis que pour pouvoir s’en sortir, la solution, c’est vraiment ça, s’exploré intérieurement, de prendre conscience de ces schémas.
Alors comment ? Parce que ça, on peut dire que ça existe avec tous les coachs et accompagnateurs spirituel. Ils sont là pour aider à ça, bien sûr, mais honnêtement, on n’aide pas forcément à ça, il y a souvent une prise de conscience personnelle.

Le travail extérieur, une prise de conscience collective

Mais comment faire en sorte Benjamin qu’il puisse y avoir une prise de conscience collective. Et qu’elle ne soit non pas sur ma croissance personnelle ni sur mon illumination personnelle. Excusez-moi du terme, mais ni pour me regarder le nombril, tu vois ce que je veux dire, bien sûr. Mais dans une dimension beaucoup plus large, parce que je pense que c’est ça le défi aujourd’hui. C’est qu’on puisse arriver à vivre chacun notre vie de manière individuelle, en pensant collectif.
C’est à dire de ne plus vivre juste pour soi, pour son nombril, pour sa petite vie personnelle, mais d’arriver à mettre des actions en place. Ainsi que créer, comme vous le faites aussi avec New World Together, passer des heures à créer, mais pour le collectif, pour la vie dans son ensemble.

Benjamin : Merci de poser cette excellente question et on est exactement dans ce qu’on a discuté jusqu’à maintenant. En fait, ce qu’il faut comprendre de la crise de non durabilité à laquelle on est confronté, est que c’est une remise en question profonde. Nos fonctionnements primaires sont aujourd’hui individualistes. À quoi ça nous amène en termes de remise en question ? cela nous amène à prendre conscience qu’il y a un collectif qui ne peut pas être nié ?

Aujourd’hui, on ne peut plus se permettre de nier la situation mondiale dans laquelle nous nous trouvons. La transition qui doit prendre place et qui peine à cause un déni collectif. Donc, en fait, il y a aussi un changement qui doit s’opérer dans le milieu du développement personnel qui est aujourd’hui, très sur le moment.

La transition nous oblige à l’intériorité dans le charisme

Benjamin : Comme tu expliques le développement personnel répond aujourd’hui à comment être, comment avoir plus de succès. Très souvent, ça va se traduire par comment dominer et contrôler les autres, comment être, comment avoir plus d’abondance. Comment accumuler plus de richesses ? Et puis, comment être aimé de tous ? Donc là, comment exceller dans la validation extérieure ? Il y a vraiment une question, un exercice de conscience à faire, un exercice d’intention. Qu’est ce que l’on veut alimenter à travers le développement personnel ?
Est ce qu’on veut alimenter les fonctionnements individualistes qui nous amènent au désastre ? Ou est ce qu’on veut alimenter quelque chose de plus constructif, de plus adapté à notre ère qui va nous permettre d’accélérer la transition ?

C’est là où la prise de conscience de la situation dans laquelle nous trouvons de l’ère dans laquelle nous trouvons. Des enjeux qui sont les enjeux collectifs d’aujourd’hui, et qui sont hyper important. Il ne s’agit pas de nier l’individu pour ne faire que du collectif, donc ne faire que de la politique, par exemple. Mais il ne s’agit pas de faire l’inverse non plus, donc de nier ce qui se passe dans le collectif.  Afin de ne s’occuper que de son individualité, il faut comprendre l’interdépendance, l’interconnexion entre les deux et travailler sur les deux niveaux.

Equiper, les individus, les communautés et la société, au-devant de la crise mondiale

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Donc là, Benjamin, si je comprends bien la logique de New World Together, aujourd’hui, dans votre approche des politiques, de l’universités, de l’école, c’est la mise en place en place d’un projet éducatif. Une éducation intérieure personnelle pour servir le collectif, c’est ça ?

Benjamin : C’est aussi ça, alors je ne résiste pas à ça. Bien sûr, l’idée, c’est vraiment de permettre à l’individu de comprendre les enjeux de notre époque. D’appréhender leurs causes profondes et d’apporter des solutions qui vont permettre de les résoudre. Le but, c’est vraiment ça, finalement, d’équiper les individus. Et quelque part, les communautés et la société à faire face aux enjeux de notre époque. D’une manière constructive.

Honnêtement Benjamin quand tu tapes aux portes et que tu viens raconter et expliqué ton projet ? On ne te ferme pas la porte régulièrement au nez ?

Benjamin : C’est une leçon de patience. Mais si, complétement, en fait, on ne nous ferme pas la porte au nez. En général, on sollicite les gens mais on n’a pas de réponse. On ne sait pas exactement ce qui se passe ou quand on a des réponses, elles ne sont pas cohérentes ou pas rationnelles, quand on nous rejette. C’est ce qu’on a dans la majorité, mais il y a quand même des portes qui s’ouvrent. Il y a quand même de plus en plus de gens qui sont ouverts à cette remise en question et à cette exploration.

Donc, ça évolue. On comprend que voilà, on ouvre des nouveaux sentiers. On est des éclaireurs, donc on ne va pas toucher tout le monde d’un coup. Encore une fois, notamment parce que ce qu’on fait est très subversif. On n’est pas des rebelles, on apporte des solutions d’une nouvelle manière.

Faire passer les enjeux de notre époque confronté à la crise mondiale

Benjamin : Il se trouve que notre raison d’être, est un peu subversive, mais ce n’est pas vraiment un problème. Si c’est subversif c’est parce qu’on a besoin d’une remise en question de nos systèmes dominants. Donc, en fait, finalement, la crise de durabilité est très subversive aussi. Je dis que ça ne fait pas de la crise de durabilité une rebelle. C’est simplement un élément de la réalité, qui doit être pris en compte et qui demande une adaptation aux consciences.

Attention Benjamin, ça dépend, par exemple, si je suis un politicien qui veut garder ce système en place. Si je fais partie d’un groupe lobbyiste qui veut absolument que tout le système soit comme il est. Par conséquent que la consommation continue d’avancer de plus en plus, que l’on achète, qu’on consomme de plus en plus. Qu’on exploite les ressources naturelles encore et encore. Là tu es un rebelle, c’est ça ? Ça dépend où tu vas te placer. Quand je parlais de Rebelle, c’est toujours en prenant la place de ceux qui aujourd’hui dirigent le système à notre insu. D’une certaine manière, parce que même ce qui se passe aujourd’hui, toutes les crises mondiales, que l’on subit, sont à notre insu.

C’est à dire que les prises de décisions politiques, quelles soit écologiques, financières, par rapport à des conflits, sont toujours des prises de position qui incluent inconsciemment le citoyen. Qu’il le veuille ou pas. Si demain Macron téléphonait à Poutine, lui disait écoute, là, tu me gave, je vais travailler à domicile, tu veux ou tu ne veux pas. Tu ne fais pas partie de l’OTAN, tu vas subir des hostilités. 

 Des enjeux non sans raisons, en réponse à la crise mondiale

Benjamin : Bien sûr, il y a des gens qui, par carriérisme, vont vouloir maintenir le système tel qu’il est. Ils vont donc considérer par erreur que les gens comme nous sont des rebelles. Je dis par erreur, pourquoi ? Parce que vouloir maintenir le système tel qu’il est, c’est être irrationnel. C’est faire du hors sol, c’est nier la réalité, c’est à dire un changement qui est indispensable.
On ne parle pas d’un changement très difficile à comprendre. Ce qu’il faut comprendre, par exemple, c’est qu’on ne peut pas être dans la compétition pour la croissance continue sur une planète finie. Ça, on n’est pas dans un niveau de compréhension qui est très élevé. C’est à dire ? Un enfant qui gonfle un ballon en excès va s’en rendre compte.

Ça va lui péter la gueule. Donc en fait, là, on va se confronter, à des mécanismes de déni de l’ego, qui veut garder son pouvoir. Sa mainmise sur le pouvoir, dépend du système tel qu’il est aujourd’hui. Mais pour nous, on n’est pas des rebelles, on apporte aussi des solutions pour eux. Parce que vraiment, si ces gens là ne font pas les changements qui sont nécessaires, ce seront les premiers ou ceux qui vont sûrement souffrir le plus. Pourquoi ? Car un fonctionnement pyramidal, avec un pouvoir qui est concentré au dessus, implique que ce sont ceux qui vont tomber du plus haut.

 La crise mondiale, des changements nécessaires

Benjamin : Cette pyramide là n’est pas durable, elle va s’effondrer. De plus, vu du plus haut de la pyramide, il y a un plan de robotisation pour que, la main d’œuvre humaine devienne obsolète.   Mais aujourd’hui, la pyramide dépend d’argent pour se maintenir en place. Donc, ils ne peuvent pas faire sans les autres. Le jour où ça se casse la gueule, ils perdent leur pouvoir et ils perdent leur système.
Et surtout, ils vont prendre la responsabilité de l’effondrement de l’accident qui aura lieu. Donc, nous, on est aussi là pour eux. On n’est pas là contre eux. C’est aussi pourquoi, ils évitent d’alimenter un fonctionnement qui est irrationnel et qui est destructeur jusqu’à ses limites,

Mais Benjamin, d’une manière opposée, le système pense exactement la même chose de toi ou de nous. Par exemple, dans le sens où ce que ce que l’on énonce est irrationnel. Vouloir changer le système est irrationnel, changer de paradigme est irrationnel. Bien sûr, parce que pour eux, en tout cas, dans leur rationalité, seule la croissance est importante. Et dans tous les cas de figure, la technologie va permettre de réguler tous les manques, qui sont liés à des ressources ne sont pas un problème. Les vivants et les animaux, ce n’est pas un problème. On va gérer ça en laboratoire. 

Ne vous inquiétez pas, vous allez mieux manger avec vos gélules, ça sera plus pratique, on aura moins de place, on va moins construire de meubles, etc. Ça, ça peut aller très loin, bien sûr. C’est vrai que sur le plan philosophique, on va dire qu’il y a un vrai débat.

La crise mondiale, un débat d’idées oui, mais avons-nous le choix ?

terre crise mondiale
Benjamin : Bien sûr, il y a un vrai débat et c’est ce débat qu’il faut alimenter. Mais je pense qu’aujourd’hui, on n’a pas vraiment ce débat. Dire qu’aujourd’hui, on a un débat, mais par exemple pour débattre sur le réchauffement climatique et sur les énergies fossiles. Mais en gros, ça ne dépasse pas ça. En fait, quand je parle d’énergies fossiles, je parle énergie ancestrale, donc un mécanisme de survie primaire. Tu vois, je ne pense pas seulement à ce qu’on est en train de pomper dans le sol, qui est d’ailleurs aussi une énergie ancestrale. Mais donc, en gros, il faut qu’on évolue dans le discours.

Nous, on est aussi là pour faire rêver le discours. Bien sûr, on ne s’attend pas à être accueilli à bras ouverts. Bien sûr qu’il va y avoir des débats, je pense que ça fait partie de notre rôle, de notre objectif de clarifier notre point de vue. Afin de mettre en lumière les connaissances sur lesquelles il est établi. Pour tout simplement ouvrir le champ des possibles. Encore une fois, pour nous, c’est très clair.

C’est-à-dire, c’est bien le progrès technologique, qui va démultiplier nos pouvoirs destructeurs, qui nous met en danger. Donc là, si on essaye de résoudre cela par plus de progrès technologiques, ça ne va pas fonctionner Donc, il faut, apporter de nouvelles solutions. La solution qu’on propose, c‘est l’expansion de la conscience humaine. Et il faut comprendre que c’est possible. Donc, on amène cette nouvelle potentialité. On essaie de l’amener sur le devant de la scène publique. On sait très bien ce que ça va être facile, tu vas avoir de la résistance.

La technologie, un mal en soi ?

Benjamin : Mais je pense que là, on a le temps. En effet on a le temps dans le sens où, finalement, nous, on a une confirmation permanente de nos résultats de recherche. En fait tout ce qui se passe dans l’actualité de la planète, confirme qu’ on a misé juste. Nous, on voit, on voit les mécanismes inconscients collectif qui alimentent les conflits, les croyances qu’il y a derrière. Ce que ça peut amener en termes de destruction. Combien de temps va t on nier l’évidence ? Je ne sais pas.

On est bien d’accord Benjamin que la technologie, ce n’est pas un mal en soi. Parce qu’elle permet aussi, d’une certaine manière, de mieux vivre, de mieux communiquer. On le voit aujourd’hui pouvoir toucher des millions de personnes rapidement. Donc, d’éveiller plus de conscience rapidement. C’est comme s’il y avait quelque chose qui se retourner à un moment donné contre les intentions négatives.

Benjamin : Alors là, il faut vraiment aujourd’hui travailler sur notre discernement. La conscience, c’est aussi une augmentation de nos capacités de discernement. Bien sûr, on n’est pas dans le blanc et noir. La technologie, elle, peut être un problème, quand les intentions, qu’elles soient conscientes ou pas, avec lesquelles elles sont utilisées, sont mauvaises. En gros, si on utilise le progrès technologique pour aller foutre sur la gueule du pays voisin, c’est plutôt destructeur. Si, cependant, on utilise la technologie pour protéger l’environnement et améliorer la qualité de vie sur Terre, c’est plutôt positif.
Donc, encore une fois, on en revient à nos intentions individuelles et collectives. Dans quoi on va placer notre énergie ? Qu’est ce que l’on veut et comment est ce qu’on va alimenter et créer ce que l’on veut ? 

La crise mondiale, l’homme le virus de le planète ?

Intelligence artificielle 
Il y a une question Benjamin que j’avais vu lors de notre dernière interview. C’était que de tout temps, l’homme a toujours et toujours été en conflit, s’est toujours battu. Il y a toujours eu des batailles et des problèmes d’ego et que c’est dans sa nature. Ainsi ‘il ne peut changer parce qu’il est comme ça. Donc la seule solution possible, c’est qu’on disparaisse tout simplement, nous sommes les virus de l’humanité. Vous répondez quoi, à ça ?

Benjamin : Bien sûr, mais alors ? En fait, il faut comprendre que la situation dans laquelle nous nous trouvons est inédite. Donc, l’être humain c’est adapter a plein de défis jusqu’à maintenant. C’est pour ça qu’il est encore en vie. Et c’est pour ça qu’on est dans une ère où l’être humain domine la surface de la planète. C’est qu’on a des capacités d’adaptabilité qui sont énormes. Aujourd’hui, on doit s’adapter à une autre situation. Et cette situation, elle nous amène à quoi ? A trouver un moyen de résoudre le conflit de manière non violente. C’est dire qu’aujourd’hui, la paix sur Terre n’est plus une utopie. Rêvé par les hippies, c’est un besoin existentiel pour toute l’humanité.

Donc là, on en est face à nos capacités d’adaptation, est ce qu’on est capable de le reconnaître et de faire l’effort de conscience pour pouvoir y arriver ? Ou est ce qu’on va continuer à nier la situation dans laquelle nous sommes ? Tout simplement pour alimenter nos anciennes croyances et nos anciens fonctionnements. Pour éviter la remise en question et à pousser nos travers jusqu’à leurs limites. Pour aller expérimenter un effondrement de civilisation, et ce que ça peut amener par derrière, par la suite ? 

L’humain a-t-il gardé la capacité de vivre ?

Tu parles Benjamin de capacité d’adaptation, mais si on regarde l’être humain, c’est le plus fragile de tous les animaux. D’ailleurs, c’est pour cela qu’on est obligé d’utiliser des outils, et de la technologie pour nous protéger. Parce que naturellement, tu prends un être humain sans rien, il n’arrive pas à s’adapter à la température. La température, si on n’avait pas nos vêtements, par exemple ? Tu prends un être humain sans outils, sans rien. Il va se faire déchirer en moins de rien par un lion, même par un petit serpent. Mais il y a cette peur, en fait, et ce que je constate, c’est que de génération en génération, l’être humain vit avec une peur ancestrale. Elle le pousse à se protéger, à construire des murs autour de lui.

Or, au début, ça a été des morceaux de bois pour se protéger, après par le feu, les grottes, les maisons, la voiture. Puis maintenant, le mur va tellement loin qu’on va dans une réalité virtuelle jusqu’au métal. Il y a une peur ancestrale qui grandit et qui nous pousse à mettre de plus en plus de murs autour de nous. Pour nous protéger parce qu’on est conscient de notre fragilité.

Benjamin : En fait, on est aussi en train de voir les limites d’un système de fonctionnement qui nous a servi jusqu’à maintenant. À un moment, mettre des murs, cela a été un besoin. Il a fallu, comme tu le dis, se protéger. Quand je parle de capacité d’adaptation, c’est aussi ça. Finalement, c’est grâce à cette capacité mentale, intellectuelle qu’on a pu s’adapter. Quand je parle d’adaptation, ceci, par exemple, la capacité de vivre sur tous les continents de la planète, dans des tas de climats différents. 

Remettre en question notre fonctionnement face à la crise mondiale

Benjamin :  C’est que là, on en arrive à une époque où, justement, des fonctionnements qui nous ont servi arrivent à leurs limites. Et ils ont besoin d’être remis en question, là, c’est un effort de conscience. On ne peut plus être sûr de l’automatisme, sûr de l’ego. On a besoin de commencer à toucher la conscience et de la développer. Voilà, c’est le défi de notre ère. Pour moi, on a les capacités de s’y adapter. Je pense qu’on est en train de le faire, même si c’est parfois si subtil et peut être à notre tour, de notre point de vue, pas assez rapide. Maintenant, il faut continuer. Il faut continuer parce qu’on n’a pas fini. On est encore dans cette phase de transition et d’adaptation et peut être qu’elle réussira.

Peut être qu’on s’adaptera par la conscience, peut être par la force. Je pense que ce sera un peu des deux, mais en tout cas, le plus on s’adaptera par la conscience, moins on sera mené par la force, donc rien, aucun effort n’est superflu ou perdu.

Une perspective multidimensionnelle


Crise mondiale map europeDans une ancienne interview, Benjamin, tu parlais de l’aspect multidimensionnel qui était à devoir intégrer. Est ce que tu pourrais nous en dire plus, en relation avec ce que l’on vit actuellement avec la crise mondiale ?

Benjamin : En fait, on touche tout à fait à ce que ce dont on discutait juste avant la multidimensionnelle. Elle nous permet de faire quoi ? De résoudre le conflit. Je vais expliquer pourquoi. En fait, chaque être humain a une perspective qui est unique sur la réalité, sur l’univers qui l’entoure, subjective. Chaque être humain amène donc quelque chose d’unique. Or, aujourd’hui, on n’a pas reconnu cette subjectivité de la perspective humaine. Cette subjectivité quelque part de nos croyances. On a confondu ce qui est de l’ordre du subjectif et ce qui est de l’ordre objectif.

Ce qui est de l’ordre du relatif, ce qui est de l’ordre de l’absolu. Ce qui est de l’ordre du limité ce qui est de l’ordre de l’illimité. Je vais m’expliquer. En fait, les deux coexistent. C’est à dire que nous vivons bien dans un univers qu’on pourrait même qualifier de multivers entre guillemets.

Et ce multivers, c’est quelque chose d’absolu, d’objectif et d’infini. Et on baigne, on est tous dedans. On fait tous partie de ce multivers. Le truc, c’est que nous, on se place dans ce multivers, dans une autre dimension qui est subjective, relative et limitée. On n’a pas encore compris ça, c’est à dire qu’aujourd’hui, notamment, parce qu’on est encore alimenté par des conflits. Donc on a en fait tout un tas de croyances qui sont en fait relatives, limitées et subjectives. Mais qui vont se présenter comme étant absolues, infinies et objectives, quoiqu’elles soient religieuses, économiques, ou nationales.

Le conflit croyance et perspective dans la crise mondiale

Benjamin : Donc en gros aujourd’hui, on est dans un conflit perpétuel de croyance et de perspectives, par exemple la crise mondiale. Car nous n’avons pas compris, qu’on fait nos croyances, et nos perspectives. Le but, ce n’est pas, de les mettre en conflit pour savoir laquelle est la plus forte. C’est de les mettre ensemble d’une manière qui soit cohérente, qui fasse sens, qui soit logique, rationnelle et factuelle. Afin de pouvoir mieux comprendre cette réalité absolue, objective et infinie à laquelle nous appartenons. En effet on fonctionne d’une manière qui est complètement incohérente.
En fait, on le voit notamment dans les médias, si on regarde les médias russes ou les occidentaux, on a une perspective complètement différente de la réalité. Mais celle ci est présentée comme quelque chose de vrai. Comme on est pris dans cet ancien paradigme, on est incapable de se comprendre et de s’entendre.

Et donc, on est pris sans cesse dans des rivalités de croyances, de perspectives. Je peux donner un exemple plus concret de comment ça se traduit. J’ai vu à l’époque de mon éveil et ça m’avait très marqué. Un débat qui prenait place entre un intellectuel musulman et un intellectuel laïc, probablement athéiste. Ils discutaient des racines du terrorisme islamiste, l’intellectuel musulman disait voilà, les racines du terrorisme islamique, c’est le matérialisme de la société occidentale. 
Ainsi que la marginalisation des communautés minoritaires, notamment religieuses, qui crée énormément de tensions et d’aigreur et qui amène des gens à commettre l’impardonnable. Il n’avait pas tort ! Ce que disait l’intellectuel laïc qui disait les racines du terrorisme islamique sont à trouver dans la violence des textes sacrés. Dans l’histoire guerrière du prophète qui est émulé par certains de ses admirateurs. Il n’avait pas tort !

La crise mondiale, prise de conscience et discernement


Benjamin : En fait, ce qu’on voyait, c’étaient deux personnes qui voyaient clairement les défauts dans le système de croyances. De l’autre, sa structure culturelle, mais qui était incapable de reconnaître les leurs. Et donc, chacun avait la clé pour l’autre. Mais ils étaient incapables d’échanger leurs clés, dans un conflit de perspective. Et là, on y perdait tous. En fait, parce que plutôt que d’avoir une discussion constructive qui permettra d’unir les opposés et de grandir ensemble, on avait une confrontation d’ego qui polarisé finalement toute les communautés. J’ai vu les commentaires sur la vidéo. C’était chacun avait pris un camp alors que finalement, chacun avait raison de son point de vue. Chacun voyait l’ombre de l’autre. Personne ne voyait la sienne.

Donc Benjamin personne ne voulait l’accepter ?

Benjamin : Oui, personne ne voulait l’accepter. Et donc, surtout en fait, si on comprend ça, on comprend que déjà, de simples prises de conscience peuvent nous permettre de changer nos fonctionnements. Notamment notre façon de partager nos perspectives et de grandir ensemble.

Il y a un point important Benjamin c’est que trop peu de personnes ont pris conscience que nous vivons en permanence dans un état imaginaire total. Donc quand on projette notre imaginaire, ce que l’on vit, nos manières de penser, comme nos visions subjectives, sont projetés dans une réalité qui n’est pas forcément celle que l’on voit. Et donc on vit ce que l’on pense comme la réalité. A partir de là, il est clair que les mouvements égotiques, c’est quand l’autre vient me dire que ma réalité, que j’ai là, moi, que je ressens, n’est pas bonne.

Ma réalité, ta réalité, nos réalités….

Imaginaire nouveau monde

Donc bien sûr Benjamin et je pense que c’est pourquoi je reviens vers ce que tu disais tout à l’heure. L’importance réelle de travailler et explorer soi même. Parce que l’exploration, elle passe aussi par le fait de comprendre, qu’on ne passe pas une demi seconde sans imaginer, ou penser quelque chose. Ainsi on projette nos pensées, qu’on incarne dans la réalité. On a l’impression que ce que l’on voit autour de nous, c’est ce que l’on vit et que tous devrait penser et vivre exactement la même chose.

Benjamin : Oui, en fait, on n’a pas encore compris que la réalité en elle même, est multidimensionnelle. Par exemple, rien que pour percevoir la réalité dans cette pièce, il faudrait qu’on ait tous les angles de vue en même temps, et on ne pourrait pas. En fait, là, on est de l’ordre de l’omniscience. Notre mental ne peut pas gérer ça, donc on est forcément limité. Et ça, on a du mal à le reconnaître. Parce qu’en fait reconnaître notre limitation, c’est reconnaître notre mortalité, reconnaître que voilà, on est des petits êtres humains et qu’on restera toujours subjectif, relatif et limité. Même pas pour toujours, puisqu’on mourra d’ailleurs.  

Il n’y a pas que les angles de vue Benjamin. Il y a aussi les angles de vue différents, au même moment, en même temps. Ainsi que le rapport émotionnel lorsque l’on regarde quelque chose. Ce que l’on va entendre de manière différente aussi. C’est tout ça qui joue à créer une fausse réalité, sur fond de la réalité qu’on projette et qu’on voudrait que tous partagent.

Benjamin : ça n’arrivera jamais. On vivra toujours que notre propre réalité.

Personne ne sait Benjamin. Nous n’avons aucune idée de l’évolution de la conscience.

Mettre nos réalités en commun

Benjamin : Donc le but n’est pas d’essayer d’imposer sa réalité aux autres, c’est de mettre notre réalité en commun. Que l’on puisse fonctionner d’une manière symbiotique, harmonieuse. Donc, là, encore une fois, on n’est pas dans du très compliqué. Le travail à faire là, est de se désidentifier de nos croyances. En fait, qu’est ce qui se passe ? Pour comprendre aussi, un autre aspect de ces conflits par exemple la crise mondiale. C’est que dans notre fonctionnement inconscient, égotique, l’ego ce qu’il fait, il va structurer son identité sur des croyances. Quand l’identité structure son identité, sur des croyances, tout ce qui va remettre en question ces croyances va être perçu comme une menace existentielle Donc quelque chose à combattre, à éliminer, il faut sortir de cela, c’est tout à fait la crise mondiale d’aujourd’hui.

La croyance, c’est simplement un outil de structuration cognitif de notre réalité. C’est quelque chose dont on doit être détaché qu’on doit pouvoir faire évoluer. C’est un outil du mental, de l’humain et non pas un maître. Donc là, il y a un vrai travail à faire sur nos croyances, déjà, simplement prendre conscience que ce sont des outils.  Aujourd’hui, on voit qu’on est identifié à nos croyances, à une région, par exemple, on va qualifier quelqu’un de juif ou de musulman ou de chrétien. C’est simplement la croyance qu’il utilise, pour vivre sa spiritualité. On ne se qualifie pas Apple, Oppo ou de Samsung. Est ce que ça change quoi que ce soit ? Pourtant, on utilise des portables, 

La crise mondiale, reprendre le pouvoir sur nos croyances.

Benjamin : Ce n’est pas parce qu’on utilise une croyance différente qu’on est fondamentalement différent ou qu’on est ennemi. Non, simplement on utilise un outil différent. Ici, on prend conscience que c’est un outil. La première des choses qu’on fait quand on a besoin d’outils, c’est de ne pas s’y soumettre et de pouvoir l’améliorer. Encore une fois, quand on met une croyance dans l’absolu, on ne peut plus y toucher. Elle nous dépasse, donc là, il faut reprendre le pouvoir sur nos croyances.

Donc Benjamin, la solution se trouve en nous, comme toujours, en notre capacité à déployer, à développer nos qualités créatrices. Comment sortir de ces conditionnements, quand on voit la crise mondiale ? Parce que on est d’accord que là, tout ce que tu nous dis, c’est qu’on a été conditionnés. Alors pas seulement depuis notre naissance, si je comprends bien, depuis que nous existons, et même avec des conditionnements du passé. Donc, comment se déconditionner aujourd’hui pour pouvoir justement exprimer, toutes ses capacités créatrices que l’on a en nous ?

Benjamin : C’est vraiment une question à laquelle on peut répondre avec des angles multiples. Mais en tout cas, je voudrais insister sur nos pouvoirs créateurs. Qu’on a aujourd’hui utilisés d’une manière très inconsciente. Je tiens à rappeler quelque chose, si on vit dans une société aujourd’hui, c’est qu’un moment elle a été créé. Elle a été créée par nos ancêtres. Cela prouve que le pouvoir créateur est entre nos mains. Ce qu’on a créé, on est capable de le transformer.

Les 3 cercles vicieux


Labyrinthe crise mondiale
Benjamin : Alors aujourd’hui, ce qu’on voit, c’est qu’on est très subjugué par notre création. Tout simplement parce qu’on a un rapport de survie. Pour donner des exemples par rapport aux trois grandes menaces de l’humanité. Les trois cercles vicieux, par exemple sur la menace de stabilité. Aujourd’hui, on a mis des pays, non ? Quelle est la grande manifestation sociale de notre peur, de l’hostilité ? C’est notre pays. On définit un territoire défendu par des frontières et des armées. Et puis, on défend nos ressources tout en essayant d’aller chercher celles des autres. Donc là, après, on rentre dans des guerres en dehors des conflits géopolitiques, pour la domination économique, financière, militaire et culturelle de la planète.

Donc encore une fois, c’est notre pouvoir créateur qui nous a amené à créer des structures sociales. Et qui ne sont pas, que juste des outils. Alors là, il y a un vrai travail de conscience à faire, à savoir est ce que ces outils aujourd’hui nous servent ou nous desservent ?

Est ce que dans un contexte où la compétition pour la croissance nous amène à dépasser nos limites planétaires. Dans ce contexte (la crise mondiale) des pays qui sont en compétition les uns avec les autres pour la domination de la planète nous servent ? Je pose la question, pour moi, la réponse, est non. On peut faire pareil avec la peur du manque. On a mis le capitalisme, une économie qui court après la croissance, toujours plus, avec les corporations qui sont   là pour plus de profit, etc. La peur du rejet. On a les grandes religions, les normes sociales, les institutions, en France et dans tous les pays, avec ce qui est légal et ce qui ne l’est pas.

Les mécanismes de survie privés qui alimentent le danger

Benjamin : Le but n’est pas de dire que tout ça est mauvais ou pas, c’est simplement de comprendre que tout ça, nous l’avons créé. Nous pouvons le transformer et faire preuve de discernement pour savoir ce qui nous sert aujourd’hui ou ce qui ne nous sert pas. Donc, le problème qu’on a aujourd’hui, c’est qu’on est subjugué par nos structures sociales. On nous domine, le système économique nous domine.

Par exemple, pour pouvoir remettre en question la notion de pays, il faut qu’on évacue nos peurs de l’hostilité. Tant qu’on a peur les uns des autres, qu’on pense que notre environnement est hostile et dangereux, on va se réfugier dans nos pays. En souhaitant avoir une nation forte économiquement, militairement et culturellement pour pouvoir rivaliser avec les autres.

Mais concrètement Benjamin, dans le concret, là, aujourd’hui, la planète est dangereuse, c’est à dire que nombre de pays ont l’arme nucléaire, la bombe atomiques. Alors bien sûr, on vit quand même dans un environnement dangereux

Benjamin : Alors oui c’est là où on a créé un cercle vicieux. Encore une fois, on revient sur le cercle vicieux à la base, la planète était dangereuse parce qu’elle était sauvage. On s’est extrait du milieu sauvage. Mais pour ce faire, on a dû utiliser des mécanismes de survie primaires. Et aujourd’hui, ces mécanismes de survie primaires alimentent le danger de manière totalement artificielle. C’est à dire que nous créons la plupart de nos dangers, regardez la crise mondiale, aujourd’hui, le danger n’est plus un problème lié à un environnement naturel plein de prédateurs.
C’est un danger lié à un manque de conscience et à une perpétuation de mécanismes de survie primaires et prédateurs. Ce comportement qui se retournent contre nous à l’ère du progrès technologique exponentiel 

Dominer ou disparaître !

Tu me fais peur quand tu parles Benjamin. Moi, j’ai une image qui me vient tout de suite. C’est vraiment l’image du virus qui a tellement tout colonisé, qui a tellement tout pris, qu’il ne lui reste plus qu’à se tuer.

Benjamin : C’est exactement ça.  Alors il y a aussi des précédents.

Mais j’extrapole Benjamin, mais c’est l’image que j’ai eue. Quand tu parlais justement des armes, de la violence. La manière dont on s’est enfermé, on a créé nos propres peurs.

Benjamin : C’est ça. Il faut aussi comprendre que toutes les cultures n’ont pas été sur ces fonctionnements dominants de survie primaires. Il y a eu énormément de cultures aborigènes qui, elles, étaient sur des fonctionnements symbiotiques. Le problème, c’est qu’elles se sont fait dominer et bouffer par les autres. Que ceux qui ne sont pas rentrés dans la compétition pour la domination et l’accumulation se sont fait coloniser par ceux qui étaient restés. Comme l’Occident qui est derrière, c’est nous, nous qui avons tant de mal à reconnaître notre ombre. Oui, parce que voilà, on se targue d’avoir un ascendant moral parce qu’on a la démocratie. Mais la démocratie, c’est surtout

Peut on encore employer le terme de démocratie Benjamin, face à cette crise mondiale, aujourd’hui, je pense que son nom n’est plus à sa place dans la société européenne.

Benjamin : C’est un double discours. C’est la démocratie quand ça nous arrange. Quand un pouvoir démocratique qui remet en danger nos acquis commerciaux, ça ne nous arrange pas. On a un double discours, il faut le reconnaître encore une fois, un travail sur notre ombre, reconnaître nos défauts.  

Et la voie politique pour résoudre la crise mondiale ?

Aujourd’hui, comme on arrive dans les élections présidentielles en France, et s’il y avait, ne serait ce qu’une once de pensée qui irait dans ce sens, ça changerait totalement la donne.

Benjamin : Bien sûr. Mais aujourd’hui, si tu regardes le débat politique, c’est la maternelle. L’idée n’est pas d’avoir un échange constructif pour trouver, une cohérence, faire sens de la réalité ensemble. L’idée, c’est d’imposer ses idées en faisant de la confrontation de statistiques, ou qui n’a rien de constructif. Si chacun se renvoie la faute, c’est de tirer sa part au jeu. On n’arrivera à rien avec ce système là. Encore une fois, il faut remettre en question peut être la croyance que parce qu’il y a de la compétition, c’est qu’on est libre et qu’en gros, on a du choix.
Non, en fait, cette compétition là nous empêche de nous entendre. et tout simplement de répondre aux enjeux de notre époque de manière constructive.

Juste avant de conclure Benjamin, tu m’as fait part juste avant. OK, je me permets, tu m’as juste donné les prémisses d’une new, que vous avez travaillé sur une résolution planétaire en six étapes. Oui, sans rentrer dans le détail, on en reparlera peut être dans une prochaine vidéo. Mais est ce que tu peux juste donner quelques bribes ?

La prise de conscience individuelle des enjeux de notre époque face à une crise mondiale

crise mondiale changer le monde

Résolution Planétaire étapes 1 et 2

 Benjamin : Alors oui, les six étapes qu’on a vues, bien sûr, c’est synthétiser. C’est vulgarisé pour pouvoir être accessible, cela nous permettrait d’aller à une transition durable qui doit être planétaire. Et en partant de là où on en est donc, expliquer ces six étapes que nous avons vu. Encore une fois, c’est une conceptualisation. La première, c’est l’étape de la prise de conscience qui est indispensable. On est sur une part individuelle, donc et de l’interrelation entre ces enjeux là et ce qui se passe à l’intérieur de nous. Les pulsions qui nous animent, ce n’est pas juste une.
Par exemple, c’est pas juste comprendre que le réchauffement climatique, c’est un danger pour notre civilisation. En fait, on fait face à une crise systémique qui est alimentée par des fonctionnements qui ne sont plus adaptés, car c’est comme ça que nous, on le voit.

La deuxième étape, c’est une étape d’intégration. Parce que cette prise de conscience, elle doit être intégrée, c’est à dire qu’on doit effectuer un travail. Je n’aime pas le mot travail sur soi. En tout cas, on doit faire une exploration de soi, une intégration entre guillemets de tout simplement, de notre instinct de survie primaire qui n’est plus adapté. Donc là, ça veut dire effectuer un travail sur ses blessures, sur ses peurs, sur ses croyances.

Résolution Planétaire étapes 3 et 4

Benjamin : La troisième étape, on parle là de l’intégration de ces pouvoirs créateurs, c’est à dire là, on se connaît soi, on connaît notre don. C’est donc ce qui fait de nous des individus uniques, capables de contribuer, et on contribue. Et on va contribuer à quoi que ce soit, à créer une organisation qui acte à travers la transition, soit à aider une autre organisation qui est déjà en place. Donc là, on est sur l’étape 3, l’étape de création qui va amener sur une quatrième étape. Qui est une étape d’expansion. Qu’est ce que c’est, et qu’est ce qu’elle implique pour moi ? On a besoin d’un changement planétaire, donc là, on rentre vraiment dans le collectif.
C’est à dire qu’on a plein d’organisations aujourd’hui qui essayent de résoudre les problèmes auxquels on fait face.

Le problème, c’est qu’on fait principalement du traitement des symptômes et que ces organisations ne sont pas unies. Aujourd’hui, elles effectuent le travail, un peu de manière comportementaliste.

Prêtes vraiment Benjamin ? A travailler en commun, à s’unir en commun. Par exemple, nous avec le Grand Projet  il y a quand même des difficultés. Les autres organisations, qui prônent aussi un monde sans argent. Eh bien, on sent que c’est encore un conflit.

Benjamin : Oui, bien sûr il y a encore beaucoup d’ego là derrière, donc il y a un vrai travail à faire là dessus. Il faut en prendre conscience. Aucune organisation n’arrivera à ça, il faut prendre conscience de ça. Donc en gros, continuer à essayer de vouloir sauver la planète tout seul. C’est courir à sa perte. On va tous avoir besoin les uns des autres.

Résolution Planétaire étapes 4 et 5

Benjamin : Déjà, la première étape, c’est de savoir clairement ce que nous on apporte et comment on l’apporte. Ensuite, la deuxième, c’est comment, avec ce qu’on apporte, on crée des synergies avec ce que les autres apportent. Donc, là, encore une fois, on en est sûr, c’est l’étape sur laquelle on est aujourd’hui. On n’est pas encore à l’étape 5, plutôt dans le mainstream, donc pas visible par le grand public. On est visible aujourd’hui par une petite partie du public qui s’intéresse à ces sujets là.
Donc, c’est le travail qu’on est en train de faire aujourd’hui. Ça aussi, un travail sur nos egos, sur notre envie d’être, celui qui va être le meilleur, je le fais aussi ce travail, on le fait tous. Donc on est à l’étape 5 où on transfère.

 On commence à influencer la sphère publique qui permet d’aller à la dernière étape. L’étape où la prise de conscience est collective et où on peut enfin de manière planétaire, commencé la phase de régénération. La phase de régénération, on parle de quoi ? On parle non seulement d’une régénération des environnements naturels qui ont été endommagés, mais aussi une régénération de notre intériorité. Donc là, c’est le travail collectif sur nos blessures, sur nos peurs et sur nos croyances. 
Bien sûr, on n’est pas du tout prêt pour ça. Aujourd’hui, les structures sociales ne sont pas du tout adaptées et les récits ne sont pas là. La prise de conscience n’est pas là, donc ça, c’est l’étape finale.

Résolution Planétaire étapes 5

Benjamin : Il y a quelque chose que je voudrais dire par rapport à nos blessures, nos peurs et nos croyances. C’est que de travailler dessus, ça ne nous permet pas juste de les résoudre. C’est ça qui va nous permettre d’étendre nos consciences. Donc, quand on étend nos consciences, qu’est ce qu’on fait ? On développe notre niveau de connaissances, d’empathie, de perception, d’intuition, de créativité. Bref, tout ce dont on a besoin pour trouver des solutions aux enjeux de notre époque. Donc, voilà, aujourd’hui, on en est au mieux à l’étape 4. Ce n’est pas parce qu’on a l’étape 4 qu’on travaille plus sur les phases 3, 2, 1.

On est encore en phase de prise de conscience, d’intégration, de découverte, de pouvoir créateur. Voilà, donc c’est la partie en cours. Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est qu’il n’y a personne qui a développé ou dépassé l’étape 4. Le jour où l’étape 4 est dépassée, on nous verra au journal de 20 heures et on pourra partager nos découvertes et avoir ce genre de discours sur des médias mainstream. On en est !

La crise mondiale une résolution Planétaire, Utopie ?

Et à ceux qui viennent te voir Benjamin te disent OK monsieur Castello, c’est magnifique ce que vous dites, mais vous n’avez pas l’impression d’être utopiste. Tu réponds quoi ?

Benjamin : En fait, je pense qu’il y a eu un changement de paradigme. C’est à dire que ce qui était utopique pour nos ancêtres est aujourd’hui réaliste. Et ce qui était réaliste pour nos ancêtres et aujourd’hui utopiques. Je m’explique l’idée que l’on puisse continuer dans la compétition pour le pouvoir et le contrôle sur les autres est révolue. L’accumulation de richesses et sur des normes qui ne sont plus du tout adaptées et pour toujours est utopique. Le changement, lui est réaliste. Alors, quitte à faire le changement, autant le faire en conscience pour aller vers le mieux. Donc, moi, je pense pas du tout qu’on est utopique. Je pense qu’on est réaliste.
Je pense que c’est l’ancien monde et ses anciennes croyances qui sont utopiques et dangereuses.

Le mot de la fin

Cela évitera Benjamin qu’on répond à tous les commentaires, merci. Merci à toi. Si tu pouvais d’abord juste, je ne sais pas si tu voulais conclure pour résumer tout ça. Quel est le message que tu veux faire passer ?

Benjamin : Le message que je voudrais faire passer ? De toute évidence, on est devant de grands défis, mais nous avons les moyens d’y répondre. Le problème et les solutions sont en nous, donc on doit effectuer le travail en nous pour ensuite pouvoir alimenter le changement à l’extérieur de nous. Donc, les cartes sont entre nos mains. Je pense que l’enjeu en vaut la peine. La partie vaut le coup d’être joué. On ne sait pas si elle sera gagnée ou pas, mais ce qui est sûr, c’est que si on ne joue pas, on est sûr de la perdre. Donc, à nos consciences et mettons nous en mouvement et sans se mettre la pression. Chacun à son rythme. Encore une fois, il n’y a pas d’obligation, c’est chacun à son rythme. Mais je pense que c’est une belle aventure et de toute manière, on arrivera tous ensemble.

 On sent Benjamin que tu parles quand même avec ton cœur. Que c’est quelque chose qui te prend vraiment aux tripes et qui te pousse à te lever chaque matin. C’est quoi ?

Benjamin : Ben oui, si je n’y croyais pas. Je ne le ferais pas, mais j’y crois parce que je le vois. 

Il faut Benjamin prendre conscience que c’est l’histoire de notre vie.

Benjamin : On est en train de l’écrire. Et donc la question est, quelle histoire avez vous envie d’écrire ?

Pour Contacter Benjamin Casteillo :

Son site : https://newworldtogether.com/fr/page-dacceuil/

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Mika Denissot

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