Comment dépasser ses peurs ?

(l’article: dépasser ses peurs, à été mis à jour le 3 janvier 2022)
Pouvoir dépasser ses peurs ? Je ne peux commencer cet article, sans prendre en compte la situation journalière de tous. En France, Indonésie et dans le monde, la crise du covid interpelle notre quotidien depuis 2 ans. Créant angoisses et phobies. Touchants et affectants tous, la famille et les enfants, à l’école, au travail et dans les déplacements. Cette crise qui interroge tout, et oblige à surmonter tout. Des thérapies à l’échelle de la planète. L’école, l’économie, les sciences, la médecine, les arts, la psychologie, la santé, les phobies, la confiance, les émotions, le couple, rien n’est épargné. Cette crise nous livre à la peur, elle nous oblige à la surmonter. C’est une page importante de notre histoire et pour l’avenir de nos enfants.

Il est trop tôt pour analyser les données sur la situation et son développement, en France et dans le monde. Les livres et les articles ne manquerons d’analyser cette crise, les avis seront divergents. Mettant en scène les familles, le travail, et l’enseignement mais son socle et son auteur en est la peur.

La peur est omniprésente dans nos vies

Qui d’entre nous n’a jamais ressenti ces peurs qui traversent le corps et le mental ? Une sensation d’angoisse, d’être oppressé, d’avoir le sang qui se met à bouillir ?

De ressentir des boules au ventre, dans la gorge, le cerveau en ébullition, les jambes tremblantes, dans une situation extrême ?
Votre corps et votre cerveau ne répondant plus. Qui n’a jamais ressenti cette situation, arrêté net dans ses désirs, dans ses rêves par cette angoisse qui l’envahit ?
Qui n’a jamais renoncé face à l’incertitude d’un résultat adulte ou enfant, sans même avoir essayé ?

Par peur de la difficulté sur le chemin, ou de ne pas avoir assez de ressources. Développant une phobie de l’épreuve ?

Maitriser et dépasser ses peurs

Dépasser ses peurs, qui est à la base, notre instinct de survie face au danger. Nous en avons fait des émotions de mort psychologique, nous lui avons laissé une place qui ne lui appartient pas. Les médias, l’éducation, la médecine, nos gouvernements et autres organisations l’ont bien compris et en usent chaque jour, sapant notre confiance. Des phobies, pour infuser dans nos esprits cette idée que tout va mal, tout est difficile, que nous sommes en danger partout. Car la peur vous fait passer, du mode action au mode réaction, et en mode réaction, vous n’agissez pas.

Les remettre à leur place d’indicateur de survie est une façon de reprendre confiance et votre liberté. Avec vous même d’abord, puis avec tout ce qui vous entoure.  C’est une voie royale pour ne plus tomber dans l’angoisse, ou sous une sorte d’hypnose et  les pièges de la médiatisation négative et vivre une vie heureuse. En harmonie avec vous même sans vous laisser envahir par des illusions, ou des jeux mentaux.

Dépasser ses peurs qui ne sont qu’une projection dans le futur d’un présent qui n’existe pas.

Femme qui regarde au loin sans peur

Bien qu’elle modifie nos perceptions, elle est cependant vécue de manière bien réelle par celle ou celui qui l’éprouve. Elle livre à celui qui la ressent bien des aspects, un SOS au quotidien. Elle hypnose, bloque la respiration, emballe le cœur, comme une ombre chinoise, elle nous plonge dans les jeux de la vie. Après toute ces années, d’enseignement et de recherche personnelle, j’ai pu noter 4 grandes familles de peur qui à mon sens, les réunissent toutes. J’ai pu aussi observer le fait qu’aucune peur ne restait à vie.

Donc j’en ai conclu qu’il y avait forcément un moyen psychologique de dénouer et dépasser ses peurs et les faire disparaître. C’est ce que nous allons voir maintenant, en regardant chacune de ces 4 peurs et en définissant leur algorithme mental. Comme j’aime l’appeler dans nos formations, pour pouvoir les stopper. J’ai souvent vécu de la peur dans ma vie, à des niveaux extrêmes, ayant à plusieurs reprises, joué avec la mort. Etant passé de l’autre côté quatre fois, mais apparemment pas entièrement car je suis encore là !

Dépasser ses peurs, en les examinant

J’ai analysé, avec précision chacune de ces peurs. Une fois, je surfais sur les vagues de Padang Padang à Bali, la houle était très forte (en tout cas pour moi). Je pars sur la vague puis je fais un wipe out, et mon leash de board casse, me séparant de la planche. J’ai alors été propulsé sous la vague et au moment où j’ai voulu remonter, une autre vague m’a plaqué sous l’eau, puis une autre… Je sentais l’anxiété monter en moi, une sensation que tout allait se terminer, là maintenant. J’étais terrifié, impossible de savoir quoi faire là sous cette eau, tout seul. Puis un moment je me suis dit : « C’est un beau jour pour mourir ! » et je me suis senti tout calme et paisible et j’ai alors commencé à nager en rasant le fond de l’eau. Je continuais à me dire : « C’est un beau jour pour mourir… »

Je me suis fait réveiller par des Beach boys qui m’ont ranimé sur la plage.

J’avais vécu une des 4 peurs : la première, la peur de perdre.

 Self mastery - la maitrise de soi - formation en ligne - Mika Denissot

La peur de perdre, ce n’est pas forcément de perdre sa vie comme cela a été mon cas. Ça peut-être, de perdre son identité, son amour, de perdre ses biens, son argent. Il y a aussi de perdre la face, comme on dit, ou son travail. Quand vous vivez la peur de perdre, comme toutes les peurs d’ailleurs, il convient de maîtriser l’art des contraires. Et ici, la seule réponse possible, c’est de vous concentrer sur les gains possibles dus à cette pseudo perte. Dans mon cas, le gain ici, était de me dire que c’était un beau jour pour mourir. Il y a toujours quelque chose à gagner.

Même dans la perte la plus difficile à gérer, celle d’un être cher, pour l’avoir vécue plusieurs fois. Regardez à quel point vous pouvez gagner en introspection, en connexion avec cet être alors qu’il ou qu’elle n’est plus là. Regardez comment vous gagnez en amour, compassion, réflexion sur vous-même, le sens de votre vie.

La seconde, la peur du résultat.

Pour expliquer la seconde peur, rappelez-vous le nombre de fois, enfant ou adulte, où vous avez imaginé un nouveau projet. Que vous n’avez pas réalisé ou pas encore réalisé ? Rappelez-vous clairement ceux pour lesquels vous aviez vraiment un fort enthousiasme, rien qu’en en parlant ou en les imaginant. A votre avis, pourquoi ces projets ne se sont-ils jamais réalisés ? Vers quoi était tourné votre esprit et vos pensées ? La réalisation finale de ce qu’on veut lancer est en règle générale assez impressionnante dans son ensemble pour notre mental.

Et le mental a tendance à nous faire peur au vu de tout ce qu’il y a à mettre en place. En se concentrant sans cesse sur le but, le résultat paraît être un gros dinosaure, et on génère alors la 2ème peur :

  Guerre dans yeux d'enfant qui a peur

Cette même peur du résultat qui dit que l’on ne peut pas y arriver. Alors, avant même de commencer et bien on laisse tomber le projet en trouvant toujours de très bonnes raisons. Ces raisons venant justifier notre non-choix et apaiser notre peur de ne pas réussir.

 Avec un objectif à venir…

La peur du résultat peut être ressentie pour passer un examen, faire une présentation, tourner une vidéo, faire une requête. Demander une augmentation à son employeur ou juste un point de clarification dans son couple. Ce n’est pas forcément quelque chose de grand. On peut voir cette peur souvent présente dans son quotidien. L’algorithme mental à mettre en place pour éradiquer le virus de cette peur est de se concentrer sur l’action à faire dans le présent, le What’s next, juste l’objectif à venir.

Ce mouvement mental déplacera votre focus du long terme et du dinosaure, à l’ici et maintenant, aux 1% d’action seulement. Ainsi, plutôt que de mettre votre enthousiasme et projet dans les oubliettes de votre mental. Qui germeront sous forme de regrets, vous serez déjà en train de marcher vers la réalisation de votre but. Pas après pas…

 La troisième des peurs à dépasser est la peur de manquer.

Bien que je sois formateur de coachs holistiques et coach moi-même, je continue à avoir des sessions de coaching régulières. Cette fois ci, c’est moi le client, mon coach s’appelle Maria et elle est hors du commun. Elle fait partie du team des coachs d’Anthony Robbins.  J’invite tout professionnel, coach ou thérapeute à avoir un coach personnel. Afin de pouvoir se recadrer, prendre des conseils, grâce à un regard extérieur. C’est une aide précieuse pour ceux qui travaillent dans la relation d’aide, c’est une vraie collaboration d’âme à âme. Lors d’une session, un jour, elle me dit : alors Mika sur quoi travaillons nous aujourd’hui ?

Je lui explique le lancement de mon futur projet avec une « dead line » précise et un sentiment persistant de toujours manquer de temps pour le réaliser. Pourtant, je lui signale à quel point je sais que le temps n’existe pas en soi. Qu’il n’est qu’une émotion dont que je ne trouve pas la source. Nous avons exploré ensemble mon agenda, j’avais anticipé, supprimant 30% de tâches par jour afin de m’accorder plus de temps. Mais la peur de manquer de temps continuait à persister. En discutant de ma routine journalière, je passe le soir environ 15-20 mn à faire un point de ma journée.

Des réponses à la peur de manquer de temps

Elle me fit remarquer que dans ma quête de l’excellence je m’attachais plus aux 10% de tâches non réalisées dans la journée qu’aux 90% effectuées. Ceci générait cette sensation de manque de temps.

Cette histoire illustre l’algorithme mental à mettre en place quand vous ressentez une peur de manquer. Concentrer vous sur ce que vous avez. La peur de manquer peut-être, la peur de manquer d’argent, d’amour, de volonté, de support d’autrui, de ressources ou d’inspiration.

Maintenant voyons, la 4ème peur de l’épreuve

Je me rappelle un événement très particulier, durant le tournage pour l’émission de TV TEROKA, le Ushuaia asiatique.  Le 6ème jour de tournage, nous devions tourner un accident lors d’une descente d’exploration d’un canyon avec beaucoup d’eau. La bonne nouvelle pour la chaîne c’est que l’accident est survenu réellement et j’en étais aussi l’acteur réel. Nous avons fait un vrai reality show.
Je devais m’élancer pour traverser la gerbe d’eau en bas de la cascade, le mouvement d’eau en bas était trop dangereux. (Vous avez la scène complète dans la vidéo au début de cet article).  Seulement, je me trouvais quelques centimètres trop hauts. Lorsque je me suis élancé, je me suis fait percuter comme par un train, pour arriver tête la 1ère sur un rocher à 10 mètres plus bas.

Ce jour-là, j’ai vécu la peur de l’épreuve.

Evanoui, sous l’eau, mon équipe m’a récupéré et je me suis réveillé totalement paralysé, bras – jambes- nuque avec une douleur horrible. Seulement il n’y avait aucune échappatoire possible avant 2 heures de progression. Vu mon état, il m’était impossible de nager ou descendre en rappel, je me sentais partir. Il m’est alors apparu la peur, de mourir ou pour ma santé, vivre le reste de ma vie dans la douleur physique. Je voyais tout mon team désappointé. Angga, un instructeur indonésien est parti à la recherche d’une escalade possible à travers la falaise et en a trouvé une. L’anxiété m’a de nouveau envahi me disant que je n’y arriverai pas, que ça serait vraiment trop difficile…

Face à l’épreuve se concentrer sur la joie.

A ce moment je me suis rappelé mon mantra personnel. La peur, le doute, le stress, l’anxiété, la mélancolie ne sont pas des options pour moi. Alors je me suis concentré sur ce que j’avais, et les gens qui m’entouraient. Je me suis dit que j’étais toujours vivant donc que je pouvais sourire et transmettre cette joie à mon team. Car si je ne montrais pas de signe de souffrance alors mon team serait motivé et ne vivrait pas non plus de panique. C’est ce que j’ai fait. Ils m’ont gavé d’anti-douleurs pour palier la douleur physique, et m’ont remonté tant bien que mal. Durant les heures qu’il nous a fallu pour atteindre le sommet.
Je chantais des chansons de Bob Marley pour rester dans l’ici et maintenant et mettre un peu d’humour dans cette expérience. Malgré la douleur physique, la remontée a été enjouée car nous riions de tout. Arrivé en haut, sur la terre ferme, je me suis évanoui car j’avais surement donné toute l’énergie que je pouvais. M’amener à l’hôpital était à leur portée, maintenant…

C’est aussi la crainte de la douleur de la difficulté dans l’épreuve. L’algorithme mental à mettre en place c’est de se concentrer sur la joie. Le plaisir possible que cette expérience peut vous apporter, sur la joie dans le moment présent. Comme des exercices, quand vous ressentez une peur vous envahir, posez- vous cette question : De quoi ai-je peur ?

L’algorithme mental à mettre en place

 

Est-ce la peur de perdre ? 
Si oui, concentrez- vous sur le gain.

Est-ce la peur du résultat ? 
Si oui, concentrez-vous sur l’objectif du moment uniquement.

Est-ce la peur du manque ? 
Si oui, concentrez-vous sur ce que vous avez.

Est-ce la peur de l’épreuve ? 
Si oui, concentrez-vous sur la joie, le plaisir que vous pouvez tirer de cette expérience.

Ne vous laissez plus contrôler par votre peur. Accueillez-la, comprenez-la mais ne la laissez pas devenir maîtresses de votre vécu. En agissant ainsi, les informations à répétition ayant pour objectif de créer la peur, pour vous faire passer en mode « réaction et inaction » n’auront plus d’impact, vous serez alors toujours en mode action.  L’action de réaliser votre vie comme vous le désirez.

 

Mika Denissot

Prêt à prendre une initiative et rejoindre notre communauté ? Inscrivez-vous pour recevoir plus d’articles et d’infos de Mika et Soul in a Mind. 



réalisez vos projets - PDF gratuit

 

la voie des Soulminders - Roman initiatique - Mika Denissot

 

Restez dans la boucle des Soulminders

Telegram Mika Denissot

Facebook Twitter Linkedin Youtube Instagram