Pris au piège par la matrice

Avez-vous déjà vu le film « Matrix »?
Si oui, ce film a dû laisser une trace indélébile dans votre conscience. Et pour cause : Ce film n’était pas un film. C’était un documentaire.

Benjamin Casteillo et son point de vue sur la matrice 

Benjamin Casteillo le président de New World Together situé à Bali, travaillant sur la transition qui se passe actuellement vers ce que l’on considère comme « un nouveau monde », soit l’effondrement de l’ancien monde, qui n’est pas durable. Il nous a donné son avis de la matrice, sur un point de vue incarné et matérialisé.

Une grande partie de leur recherche est basée sur l’inconscient collectif.
Aujourd’hui, nous vivons une époque mouvementée, une époque de grande remise en question.
Nous ne vivons pas tous dans la même réalité.


La réalité est subjective

Ce qu’il faut comprendre selon Benjamin Casteillo, c’est que chacun à sa propre réalité. Notre réalité est délimitée par nos perceptions et nos croyances. Chacun a la sienne, et on a tendance à l’oublier. Cet oubli prend deux effets :

  • Certains vont nier l’existence de notre réalité subjective
  • D’autres vont chercher la perspective qui est meilleure que celle des autres.

Lorsqu’on oublie cela, on oublie notre propre vision du monde. Cela est très réducteur.
Aujourd’hui, le premier problème qui nous entoure, c’est que nous ne nous sommes pas rendu compte que l’on vivait tous dans nos propres réalités.

Le deuxième problème d’aujourd’hui, c’est que nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord sur la réalité car pour définir quelque chose d’absolu, nous sommes sans cesse en train de confronter nos idées les uns aux autres. Mais on ne peut pas toucher la réalité dans son intégralité. On ne s’est pas rendu compte que les perspectives ne sont pas là pour être confrontées les unes aux autres, mais qu’elles sont là pour se compléter.
Elles sont là pour qu’on ait une meilleure compréhension du monde qui nous entoure.


Deux réalités coexistant 

Selon lui, il y a deux réalités, mais qui coexistent. Nous faisons tous partie du même monde, mais nous vivons tous dans des univers différents. C’est une coexistence de bulle de réalité subjective qui fait partie d’une réalité objective.

Nous pouvons définir la réalité comme quelque chose d’infini, d’objectif et d’absolu. Nous ne connaissions pas la définition de ce qu’est la réalité, ainsi nous étions sans cesse en train de confronter nos croyances et perceptions. Cela a créé alors du chaos.
Ce qui est intéressant pour vous lecteur, c’est d’écrire votre réalité, vos croyances, vos idées et de voir de quelle manière vous le vivez au quotidien. Cela va permettre à chacun de voir qu’effectivement le monde dans lequel on vit est totalement différent.


Exemple de Qanon pour démontrer que chacun vit dans sa propre réalité 

Qwanon est un système de croyances. C’est une histoire qui présente Trump en tant que sauveur de l’humanité. Cette histoire raconte qu’il vient sauver l’humanité de l’oppression de l’état profond. Ainsi, pour toutes les personnes suivant ce système, donc cette croyance, cela fait réalité. Or un problème de dissonance politique apparaît. Le grand sauvetage de Trump est toujours dans l’attente. Tout ce qui a été raconté au sein de ce système n’est jamais apparu.

Ce que l’on peut observer, c’est que toutes les personnes qui ont suivi ce système sont rentrées dans leur propre univers et se sont établies en communauté à travers de ça.
On s’aperçoit qu’il y a beaucoup de communautés qui sont fondées sur des croyances qui les unissent et donc qui font leur propre univers.
C’est pour cela que les êtres humains entre eux ont de grandes difficultés à communiquer et à se comprendre, puisque notre vie est fondée sur des croyances différentes, donc une réalité différente.


Toute action est à l’origine d’une pensée, conscience ou inconsciente

Dans notre vie, nous allons mettre en place des actions qu’à partir du moment où l’on y croit.  Nous avons des croyances conscientes et inconscientes. Cela influence notre rapport au monde.

Dans le film matrix, à un moment donné, les êtres vivants sont endormis et sont gérés et tenus en vie par des machines. Ce film, qui est sans doute un enseignement, nous parle surement d’une réalité subtile.

Selon Benjamin Casteillo, notre société est construite sur des entités.
Par exemple un pays est une entité. C’est une construction humaine. Le business et les institutions sont des entités. En effet, ce sont des constructions humaines aussi. Ces constructions humaines sont le produit de nos pensées et de nos croyances. Les pensées et croyances de nos ancêtres.


Le rapport au monde de nos ancêtres : Un rapport de survie

 Nos ancêtres, inconsciemment, étaient dans un rapport au monde de survie. Ils ont fait de leur mieux pour s’organiser en groupes afin de ne pas se laisser faire par autrui.
Depuis, le fonctionnement des personnes d’aujourd’hui s’appuie sur les croyances, les pensées et le fonctionnement de nos ancêtres. On s’aperçoit que lorsque l’on construit une entité inconsciemment, elle nous construit en retour. Nous appelons cela un égrégore.  L’égrégore est une énergie autonome qui est nourrie par le collectif et qui nous nourrit inconsciemment. Ainsi, ces entités finissent par nous dominer.


L’égo 

Le plus grand égrégore que l’on a c’est l’égo. En effet, il se nourrit de la colère et des conflits ainsi que des créations mentales que l’on se fait. Un moment donné la vie que l’on va mener est une vie inconsciente puisqu’elle est gérée par notre égo jusqu’au moment où on s’en aperçoit et que l’on change les choses.

Nous pouvons avoir un rapport conflictuel avec l’égo. L’égo, c’est un système de survie. Plus il y a de danger, plus l’égo va se renforcer et plus on sera dominé par lui-même. Nous avons hérité de ce système de survie que l’on a hérité de nos ancêtres qui eux, n’avaient pas le choix. On a hérité d’un système très égotique qui domine nos sociétés et nos constructions sociales.


La matrice : une évolution, un changement, un paradigme

Tout cela peut définir la matrice. La matrice est donc un héritage qu’il est temps d’intégrer. Depuis peu, nous rentrons dans l’anthropogène. C’est une grande évolution qui se passe actuellement. Avant, nous étions dans un monde où nous étions dans une position de vulnérabilité, où il fallait se battre pour survivre. Le monde naturel nous dominait. Maintenant nous vivons dans un monde où l’on domine le monde naturel.

Nous sommes dans un cercle vicieux. Le paradigme actuel est un paradigme où nous dominons l’environnement naturel. Lorsque l’on commence à dominer le naturel mais que l’on n’arrête pas le fait de se battre pour dominer, nous n’arrêtons pas alors les dangers pour nous-mêmes.

Nous pouvons le constater pour les ressources. Nous dominons les ressources naturelles mais on en veut toujours plus, de là, nous atterrissons dans la surconsommation. En d’autres termes, nous détruisons les écosystèmes qui nous permettent d’avoir des ressources, donc on se met en danger, car on a un écosystème qui n’est plus à sa place.


Nous vivons dans un monde violent

Monde violent terre feu eau

À l’heure actuelle, nous avons besoin de remettre en question notre héritage. Mais nous avons peur de le faire puisque traditionnellement, lorsque l’on faisait cela, lorsque l’on faisait des choses politiquement incorrects, nous nous faisions anéantir.

Avec le pouvoir destructeur, il n’y a plus de sagesse. Lorsque les hommes sont sur un progrès technologique exponentiel, ils ne compensent pas avec de la sagesse, ni de la compassion, puisque notre instinct préventif n’est pas fait pour cela. La matrice est fondée sur la même chose que nous.

Les pays sont en compétition pour la domination sur les niveaux commerciaux militaires, culturels ou même sur les ressources. Tout pays essaie d’avoir plus que l’autre, d’être le plus rentable que l’autre, d’être mieux que l’autre.


La clé de la réussite d’un nouveau monde : Une re-spiritualisation

Respiritualiser le monde passe par se respiritualiser soi-même. Il est primordial que l’on reprenne notre place sur la planète et que l’on redonne la place aux autres êtres vivants puisque sans les autres êtres vivants, nous n’aurions jamais été là. Chose que l’on a tendance à oublier.

Afin de se respiritualiser, il faut avoir conscience de soi. Il est essentiel de comprendre les phénomènes d’interdépendance et d’interconnexion. Si nous enlevons les plantes et les animaux, nous n’existerions pas. Il faut comprendre que l’on dépend de notre environnement naturel. Mais le problème, c’est que pour nos ancêtres, l’environnement naturel a longtemps été perçu comme un danger.


Qu’est-ce que la matrice?

Nous sommes souvent identifiés à notre nationalité, à notre travail, à notre religion. Nous sommes rentrés dans une matrice formée par cela. Cette matrice va délimiter la capacité de penser ainsi que les choix et notre capacité d’agir avec nous-mêmes. La façon dont cette matrice va s’imposer, c’est à travers la peur. Exemple : « Il est d’interdit de penser ça car c’est politiquement incorrect »
D’où la censure sur YouTube par exemple. On va s’interdire et se délimiter de plein de choses.

Néanmoins, cela peut avoir du sens.  Plus notre niveau de conscience est bas et plus on a besoin de limites. Car a un moment donné, on a besoin d’un groupe pour se construire. Donc on fait tout pour être en accord avec les valeurs du groupe.

Cependant, maintenant, il faut avoir un état de conscience fort afin de déconstruire tout cela. Nous rentrons dans une phase de déconstruction et construction pour reprendre le pouvoir créateur.


Nous avons créé la matrice et maintenant elle nous crée

Aujourd’hui, si on est enfermé dans une cage invisible, c’est parce que c’est nous qui l’avons créée. Et nous ne la voyons même pas puisque l’on a un niveau de conscience bas. Nous l’avons fait par besoin de sécurité. Cependant, nous arrivons à un niveau où l’on ne peut plus continuer ainsi. Pour ce faire, on a besoin de déconstruire la matrice et de la reconstruire.

C’est un changement profond. On parle d’une transformation qui se passe dans la durée et qui passe par dissoudre ces croyances limitantes, dépasser cette peur du manque et du rejet.

En guise d’exemple, Benjamin Castello travaillait à Carrefour. Avant, il était contre Carrefour, contre ces grandes entreprises qui détruisaient les autres. Quand il est rentré chez Carrefour il a changé de discours. Sa pensée, son être étaient, faisaient partie de cette entité et il la défendait. De manière inconsciente, ces entités le nourrissaient et il a créé avec elle comme un contrat, qui s’inscrit dans la survie.

Dans une matrice, nous en trouvons plusieurs 

Dans la matrice, plusieurs matrices coexistent ensemble. En France, ils vivent dans un environnement matriciel qui bouge pas mal. Nous pouvons sentir le poids du conditionnement par exemple. A Bali, c’est la même chose, mais d’une manière différente. La vie est plus relax. Ainsi, c’est une autre matrice. Par exemple à Bali, la vision de la crise sanitaire est différente de la vision française.

En d’autres termes, plusieurs matrices existent. Suivant l’endroit où nous habitons, nous commençons à intégrer les informations de cette matrice. C’est pour cela d’ailleurs que lorsque nous arrivons dans un pays, il y a une période d’adaptation. Nous devons re-créer nos repères.

Les matrices sont en réseaux. Un tas de matrices cohabitent et c’est ce qui fonde une réalité inconsciente.
La fondation de toute cette matrice est l’inconscient collectif.

Une matrice est un système de vie et de croyances, puis d’idéologies ou de philosophie. C’est une manière de collaborer et de cohabiter avec les autres. La matrice représente l’ensemble de nos croyances, individuelles et collectives, qui sont interprétées comme des vérités. C’est l’ensemble de nos peurs et nos blessures non résolues. Cela représente également toutes les constructions sociales créées.

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde mondialisé et on vit dans une matrice cadrée. Celle-ci crée toutes les théories que l’on connaît.

Il y a autre chose qui dirige notre existence. Il va falloir l’identifier et en sortir. On rejoint alors le film Matrix. La subtilité du film, c’est que l’on vit dans une illusion sans s’en rendre compte jusqu’au moment où on se rend compte que la réalité dans laquelle on vit, donc la matrice, n’est pas celle que l’on croyait.

95% de nos choix et de nos actions sont le résultat de nos mécanismes inconscients.


Se connaitre soi-même, être conscient et maitriser les choses 

La connaissance de soi, c’est mettre l’inconscient conscient et se redonner un pouvoir de choisir. C’est ça aussi sortir de la matrice : mettre l’inconscient en conscience à un niveau individuel et collectif.

La question que je me pose part du fait que ce sont les pensées qui nous font agir, souvent inconsciemment.
Alors comment faire pour les maitriser ?

Toutes les pensées baignent dans l’air. Nous sommes dans un aquarium de pensées. C’est suivant les conditions que l’on va donner, que l’on va laisser rentrer telle ou telle pensée.

J’ai fait une étude ou j’ai proposé aux éditeurs de répéter dans leur tête des mots négatifs comme : violence et guerre puis crise… Puis ensuite ils devaient répéter des mots positifs comme : amour et  joie ou encore bienveillance. Ce qui s’est passé, c’est qu’ils ont créé les conditions nécessaires pour avoir soit des pensées positives, soit des pensées négatives.


Lien avec ceux qui font un travail méditatif : la création de notre propre matrice 

Bougie feu main meditation

Cela permet de donner les conditions nécessaires pour avoir des pensées élevées. Ceux qui font ça se connectent à un niveau de matrice particulier, afin d’être connecté à cette dernière.

On peut se créer une matrice. Mais il faut garder un rapport avec la réalité. C’est le problème aussi de notre matrice : on est déconnecté du réel. Par exemple, lorsque l’on demande d’avoir plus de ressources que ce que l’on peut nous en donner.

Ainsi, même des matérialistes peuvent ne pas être dans la réalité. Tout comme les économistes. Ils ne s’en rendent pas compte, mais ils sont dans leur réalité, pour eux leur réalité c’est les bilans financiers.

Il faut se rappeler que la réalité, c’est la terre, puis la planète et la nature. Et non l’argent. L’argent a pacifié nos rapports guerriers. L’argent a quand même une fonction utile. Mais pour sortir de l’argent, il faudrait que l’on se dise que lorsque l’on donne au monde, on reçoit.
Pour cela, il faudrait que le collectif rentre dans un grand changement.


Rentrer dans une société viable et durable 

La société viable et durable, ce sera une société qui saurait se passer de l’argent. La société aura tellement intégré les rapports d’interdépendance que l’idée d’avoir besoin de recevoir quelque chose pour donner n’aura plus de sens puisque l’on vivra pour la communauté. Mais on en est loin d’être là. Donc il faut voir qu’aujourd’hui l’argent est une nécessité, celle d’apprendre à partager les ressources.

Tous, inconsciemment, à un moment donné ou un autre, devons prendre conscience que la matrice dans laquelle on vit a un poids sur nous et que l’on doit en sortir. Mais sortir de la matrice, c’est se demander : « Qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? »

Il y a beaucoup de personnes qui ont traversé les époques et qui ont tenté de sortir de cette matrice, sans succès. Mais alors pourquoi est-ce si difficile de sortir de la matrice ?


La réponse est liée à la peur 

Tout notre système de survie est basé sur l’argent. Si je sors de la matrice et que je n’utilise plus d’argent, plus de passeport, je suis un marginal. Je ne vis plus.
Pour pouvoir en sortir d’une manière raisonnable, il faut faire cette sortie collectivement.
L’un des grands changements de notre époque est le fait que notre matrice n’est pas durable.
On arrive à la destruction de l’environnement, à des inégalités inacceptables puis des phénomènes de mode de plus en plus absurdes, ainsi qu’à un mode de vie absurde. Pour ne pas faire face à la réalité. C’est comme si tout était fait pour empêcher le citoyen de penser par lui-même.

Ce qui faisait sens pour nos ancêtres lorsqu’ils se disaient : « Je dois être fort pour faire face à mon environnement, je dois trouver des ressources, je dois rentrer dans le moule pour rentrer dans les normes de ma tribu. » Aujourd’hui, ça n’a plus de sens. On a changé de paradigme, mais on ne l’a pas intégré dans notre façon d’agir. Car l’ancien paradigme agit au niveau inconscient et que l’on s’est construit sur cela.


Sortir de l’ancien paradigme pour faire face au nouveau paradigme 

Le nouveau paradigme n’est pas encore né, il est encore en gestation. L’ancien paradigme est là, et il y a un tas de personne qui veulent défendre cette matrice. C’est normal puisque l’on a un rapport de survie avec cette matrice. Pour ces personnes, si on attaque leur système de survie, alors l’égo se défend. Par exemple : si on attaque une entité qui fait de l’huile de palme, toute personne qui font leur salaire via cela, on attaque leurs entités et donc leur système de survie.

On s’aperçoit que tout est lié à l’argent. La matrice dans laquelle nous vivons, le cœur fondateur est l’argent. Derrière ce besoin d’argent, il y a le pouvoir, la capacité d’accumuler, et le statut. Nous sommes encore sur des vieilles peurs.

Si l’argent n’existait pas, le pouvoir n’existerait pas. Il faut faire un travail sur soi-même si l’on veut enlever l’argent, car si on enlève l’argent, on cherche le pouvoir et le statut par la violence.
Tant que l’on n’aura pas travaillé sur ces peurs, on ne pourra pas sortir de cette matrice.
 

À quoi sert la peur ?

La peur est là pour activer notre système de survie quand il y a un danger. Le problème, c’est lorsqu’elle est mal placée.

Tous les États du monde font du management par la peur. Sur cette ancienne matrice, tous les pouvoirs sont établis sur la peur. Ces systèmes de pouvoir tentent de se maintenir donc ils font tout pour que les consciences ne se réveillent pas, car si elles se réveillent il n’y aura plus de pouvoir.

Le plus grand complot du 21e siècle, c’est que les consciences ne se réveillent pas. Un éveil de conscience collectif nous amène vers un terrain inconnu.

Pour le pouvoir, c’est la peur de ne plus pouvoir dominer, car si on a un éveil de conscience, par exemple, la pub ne fonctionnera plus. Plus tu t’élèves consciemment, moins tu es manipulable. Donc l’économie s’effondrerait. Il n’y aura plus d’achat compulsif. Même pour ceux qui veulent un nouveau paradigme, (la population et non le pouvoir), l’inconnu fait quand même peur.


L’éveil de conscience : la clé 

La sortie de la matrice, c’est bien un éveil de conscience collective. Cela veut dire que la matrice est un véhicule, qu’on ne doit pas être enfermé dedans. Lorsque l’on construit cette matrice en se disant qu’elle est là pour nous servir, on la domine. Le problème c’est que lorsqu’on la construit inconsciemment pour nos peurs, pour s’enfermer car l’on avait peur du monde, c’est elle qui nous domine. En sortir, c’est sortir de cette cage, où l’on n’est pas censés s’enfermer, mais qu’on est censés conduire. C’est un pouvoir qui est en place pour augmenter son propre pouvoir.

De manière concrète pour sortir de cette matrice, cela demande d’aller faire un travail sur notre inconscient. On doit le faire d’abord individuellement. Tout d’abord c’est prendre conscience qu’elle existe. Puis après commencer à s’introspectif, faire de la réflexion, pour augmenter sa connaissance de soie afin de se demander qu’elle est notre propre matrice, notre propre rapport au monde. Par exemple se demander « comment je vois la perte de mon travail ? comme une mort ? » Pour sortir de la matrice il faut sortir de nos peurs primitives, sortir de nos croyances ancestrales.


Des dires depuis des années : Aujourd’hui ce n’est pas trop tard, mais il faut agir vite

Terre main hommes matrice

Toutes les pensées des sages depuis 5000 ans sont ce genre de pensées, mais personne n’y a fait attention. La vraie différence entre l’époque de nos sages et aujourd’hui, c’est que l’on ne peut pas ignorer ce message. Si on le fait, on va dans le mur. On n’est pas sûrs de sortir de la matrice, ce qui va jouer, c’est l’acte de nos choix individuels et collectifs.

Nous sommes dans des changements profonds, avoir accès à de nouvelles informations fait partie des changements, mais l’action fait peur. Sortir de la matrice demande un certain équilibre et un travail sur soi. Il faut que chacun agisse différemment.

Cependant, on a un compte à rebours, il faut aller vite, mais il faut prendre le temps en même temps.
Il faut apprendre à vivre dans ce monde sans se laisser attirer par ce monde. Un spiritualiste qui chemine intérieurement chemine seul. On affronte nos peurs et nos doutes seuls. C’est un chemin silencieux. À un moment donné, lorsque toutes les personnes auront fait ce chemin intérieur, un nouvel égrégore va naître.
On va créer sans s’en rendre compte une nouvelle matrice.


La nouvelle matrice au service de l’humanité

La nouvelle matrice, il faut la voir comme une matrice au service de l’humanité et non au service de la domination de l’humanité. Il faudrait que la nouvelle matrice soit une matrice consciente.

Une matrice consciente serait une matrice qui évolue tout le temps pour servir l’humain. Le premier sens de la vie, c’est la survie. Une fois que la survie est résolue, c’est le développement et l’amélioration. Nous sommes encore dans la matrice de la survie donc le pouvoir, contrôle et domination.

La matrice consciente serait dédiée à améliorer la vie et à l’embellir.
Une matrice consciente serait un monde où toutes les personnes auraient la conscience de vivre pour le bien de la communauté, le bien d’autrui. Il ne s’agit pas que d’une conscience mentale, elle doit être dans l’action aussi. La nouvelle matrice serait de sortir d’un rapport au monde conflictuel à un rapport au monde symbiotique.

On est obligés de sortir des besoins primitifs pour pouvoir survivre, donc on n’a pas le choix que de sortir de cette matrice.


Nos choix en dépendent 

La nouvelle matrice dépendra de nos choix. Sortir de la matrice, c’est une réalisation collective. La partie est en cour, pour avoir une chance de la gagner, il faut la jouer. Cette vie comme on l’a vit n’a plus aucun sens. Mais pour certaines personnes, ça a encore du sens, donc il faut continuer d’accompagner ces personnes.
Par exemple, pour les personnes qui ont vécu dans la pauvreté et qui d’un seul coup ont de la richesse, la surconsommation a un sens.

Quand tu as l’abondance, il faut la partager. Si on la partage, on contribue à ce nouveau paradigme en marche. Si on la garde que pour soi, alors on n’y contribue pas. Il n’y a pas qu’une façon d’aider à faire en sorte que l’on sorte de la matrice.


Un grand remerciement à Benjamin Casteillo 

Je remercie Benjamin Casteillo d’être venu. New World Together est à Bali. Ils vont mettre des contenus en français. Voir des programmes.  Ils parlent de l’effondrement, de l’éveil conscient…C’est sur les bases de la connaissance de soi qu’ils travaillent.   Leur formation nous amène à nous poser des questions intenses.
Nous sommes dans l’initiation personnelle. Ils amènent des vérités concrètes par rapport à ce que l’on vit en société qui sont liés à ce que l’on vit intérieurement et à ce que l’on a vécu.

Pour contacter Benjamin :
Le site de New World Together : https://newworldtogether.com
Leur page facebook :
https://www.facebook.com/newworldtoge…
Le site de Mocica, un monde sans argent :
https://mocica.org

Je vous dis au revoir et à la prochaine pour continuer à apprendre et partager, puis évoluer ensemble puis vivre sa spiritualité au quotidien.

Mika Denissot

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