Et si l’enseignement universitaire enseignait la connaissance de soi ?

Comment avoir une approche plus précise pour pouvoir s’étudier soi-même ou en utilisant un terme communément employé, comment faire un travail sur soi ou de développement personnel ?
Comprendre qui l’on est, demande de saisir les notions principales de psychologie et de philosophie.

Le mot psychologie vient du Grec Psukhê qui se traduit par psyché qui veut dire âme et Logos littéralement signifie parole. En science, on parlera de discours rationnel à propos d’un sujet particulier…
La psychologie d’un point de vue sémantique et étymologique, se définit donc d’une façon générale comme la science de l’âme.

Le mot Philosophie vient des mots Grecs Philein qui se traduit par Aimer et de Sophia qui signifie Sagesse. Soit littéralement « l’Amour de la sagesse ».
La philosophie d’un point de vue sémantique et étymologique, se définit donc d’une façon générale comme un questionnement, une interprétation et une réflexion sur le monde et l’existence humaine.

De multiples définitions de l’âme ont été données au cours de l’histoire humaine, aujourd’hui encore, les conceptions de l’âme sont très loin d’être homogènes, et diffèrent considérablement selon les écoles de pensée ou les méthodes d’études.

Cependant on peut dire qu’il existe deux grandes méthodes pour étudier l’homme :

  1. La méthode qui consiste à considérer l’être humain comme un objet matériel.
    Objet que l’on peut mesurer, disséquer, peser, analyser, comparer, etc….
    C’est la méthode dite :« scientifique ».
    Dans cette démarche, on étudie l’homme en tant que phénomène physique c’est à dire en tant qu’être matériel, comme on étudie tout phénomènes physique dans l’univers. La psychologie se définit dans ce contexte, comme l’étude de ce qui, dans la conduite humaine est matériellement paramétrable et quantifiable.
    Ces paramètres sont exclusivement d’ordre matériel, c’est à dire physico-chimiques.
    Les techniques, statistiques et mathématiques sont abondamment utilisées.
  1. L’autre méthode consiste à considérer l’homme non plus comme un objet matériel, mais comme un sujet au sein duquel se déroulent plusieurs processus tels que les émotions et les pensées que l’on ne peut réduire aux seuls paramètres biophysiques et qui jouent un rôle déterminant dans les comportements humains individuels et collectifs.

La seule méthode pour étudier l’homme en tant que sujet, est la méthode dite de « L’introspection ».

Socrate dans son adage l’avait très bien résumé :  « Connais-toi toi même ».
Car seul, le sujet lui-même, peut connaître ce qu’il est, ce qu’il pense, ce qu’il éprouve.
Aujourd’hui encore, aucune méthode scientifique ne permet de connaître les ressentis, ou les pensées d’un autre. (Pour notre plus grand bonheur d’ailleurs !)

Cette méthode dite de « l’introspection » n’est malheureusement toujours pas utilisée en université.
L’approche universitaire actuelle laisse donc de côté, dans ses études, ce qui finalement s’avère le plus important pour comprendre l’homme, c’est à dire l’analyse approfondie des pensées et des émotions humaines, de leur origine, de leurs lois, de leur nature et de leur valeur.

Intéressons-nous aux approches universitaires :

En faculté de médecine on s’attache à déterminer les facteurs biologiques et organiques (physiologiques, biochimiques, neurologiques, génétiques…) qui interviennent dans les perturbations de la conduite humaine.
En particulier, des disciplines comme la psychiatrie ou la neurologie se sont spécialisées dans l’étude et le traitement physique des perturbations du système nerveux central et du cerveau.
Le cerveau est alors considéré comme la structure biophysique et biochimique responsable du comportement.
Certains des dysfonctionnements du cerveau sont matériellement identifiables (Lésions du cerveau, tumeur, déséquilibre biochimique), et par conséquent corrigibles matériellement (par la neurochirurgie et la chimiothérapie).

Il existe donc une approche proprement et strictement médicale du comportement humain : l’approche psychiatrique et neurologique dont la base est biochimique et physico-chimique (les thérapeutiques pharmaceutiques et chirurgicales).

En faculté de psychologie, l’approche du comportement humain ne consiste plus à rechercher comme en médecine les facteurs biophysiques (neurologiques, biochimiques, et génétiques), impliqués dans l’apparition des troubles organiques qui engendrent des dérèglements et des anormalités de comportement, mais à déterminer toute une série de facteurs également d’ordre matériel et quantifiables mais non médicaux.

L’étude de ces facteurs matériels, non médicaux, a donné naissance à plusieurs sous -disciplines, et ce sont ces sous-disciplines que l’on enseigne actuellement en faculté de psychologie.

Toutes ces sous- disciplines reposent cependant sur les sciences de la matière (la chimie, les mathématiques, la physique, les statistiques et la biologie), qui sont, elles aussi, enseignées en faculté de psychologie puisqu’elles en constituent les sciences de référence. La boucle est bouclée.

Les principales sous-disciplines de la psychologie universitaire, en dehors de la chimie, de la biologie, des mathématiques et de la physique, sont :

La psychologie dite « expérimentale ».
Elle étudie en laboratoire, à l’aide d’expériences sur les animaux, les divers paramètres physiques, chimiques, physiologiques, sociologiques, qui interviennent dans les processus complexes de la sensation, la perception, l’apprentissage, la mémoire, etc. …
On mesure par exemple les temps de réaction à certains stimuli visuels, auditifs ou encore la densité des points sensibles à la surface de la peau.

La psychologie que l’on appelle développementale ou psychogénétique, ou encore épistémologique, concerne essentiellement le développement de l’enfant (développement de l’intelligence, étude de l’acquisition des connaissances, lecture, calcul etc.…).
Par exemple, on mesure le temps de calcul de 3+5=8, en fonction de l’âge, de l’origine sociale et culturelle des enfants …
On peut aussi mesurer le pourcentage d’enfants utilisant des phrases de deux, trois ou quatre mots en fonction de la tranche d’âge.
(« Lola miammiam ! »  pourrait être un  exemple de phrase prononcée par un enfant ,entre 16 et 24 mois, qui associerait son prénom au verbe manger.)

La psychologie sociale étudie les rapports des individus entre eux. C’est à dire les influences réciproques de personnes qui sont en présence ou qui agissent ensemble. Les outils d’étude sont principalement des enquêtes par questionnaires dont les résultats sont traités par statistiques.

La psychologie clinique, discipline au carrefour de plusieurs domaines (la psychiatrie et la psychopathologie, la psychanalyse et les psychothérapies, le conseil et la recherche clinique) enseignée à l’université est à dominante théorique, elle ne comporte pas de formation de mise en pratique pour devenir psychothérapeute. Les étudiants doivent donc suivre hors de l’université, des formations complémentaires, pour s’initier à des pratiques thérapeutiques.

On dénombre actuellement entre 500 et 700 formes de psychothérapies rien qu’en Occident selon le Dr Richard Meyer, psychiatre et psychanalyste, et fondateur de l’EEPSSA.
Parmi les plus connues, on peut citer la PNL, le Rebirth, la Sophrologie, la Bio Energie, l’Analyse transactionnelle, le Rêve éveillé, et plus récemment l’EMDR et l’EFT , appelées thérapies brèves.

Il est à noter, que pendant des décennies, la psychothérapie qui a été très largement dominante, et choisie par les étudiants issus de l’université française (et encouragés par elle), a été la psychanalyse Freudienne. Et bien qu’elle continue d’être enseignée dans les universités françaises, son étude détaillée n’est apparemment plus un passage obligé pour les futurs psychiatres et psychologues.

En résumé, ce qui caractérise l’approche universitaire actuelle de la psychologie est l’étude physiologique et statistique du comportement humain qui consiste à isoler puis quantifier les paramètres mesurables qui interviennent dans la conduite humaine.

Ces paramètres sont d’ordre exclusivement matériel. (Composition et réaction physico chimique dans le vivant, corrélation statistique au sein d’une population ou d’un échantillon d’une population.)
Toute cette approche physique, biochimique, et statistique de la psychologie est bien évidemment intéressante, nécessaire et fort bien enseignée en université.

Mais il y a un immense champ de questionnements, d’investigations et de recherches relatif à la psyché humaine (à ses motivations et sa conduite) que cette méthodologie physiologique et statistique ne peut atteindre et ne pourra jamais atteindre, et qu’elle laisse par conséquent délibérément et intentionnellement de côté. Pourquoi ?

Ce champ d’études et de recherches est repris et traité par une autre discipline de connaissance rationnelle utilisant d’autres moyens que les méthodes de mesure des quantités matérielles et qui constitue la seconde grande approche de la psychologie, celle dans laquelle nous nous inscrivons. Une psychologie Jungienne et Transpersonnelle, qui intègre clairement la dimension spirituelle de l’humain, c’est une psychologie dite Holistique. De par sa dimension holistique, cette psychologie est absente des enseignements universitaires actuels. Encore une fois Pourquoi ?

Voyons à présent pour avoir une vision globale de l’étude de l’homme, l’approche philosophique de l’âme humaine.

Les questions relatives à la conduite humaine ne se posent plus ici en termes de physique ou de statistiques, mais en termes d’éthique et de métaphysique, posant délibérément et intentionnellement les problèmes de la liberté, du bien, du mal, de la destinée humaine, du sens de l’existence, du rapport à la souffrance, à la mort, à l’autre, à l’amour, à l’inconnu, à Dieu….

Car si la conduite humaine est incontestablement influencée par des facteurs d’ordre matériel liés aux conditions du milieu (interne et externe), la considération de ces seuls facteurs est loin de pouvoir rendre compte du phénomène humain dans sa totalité.
C’est pourquoi il est indispensable de considérer l’influence de facteurs d’un tout autre ordre.
Facteurs qui ne sont ni d’ordre physico chimique, ni d’ordre statistique, mais bien d’ordre éthique (valeurs morales). La question morale est en effet au carrefour de tous les comportements humains.

Que dois-je faire ? Qu’est ce qui est bien ? Qu’est ce qui est mal ?

La réponse à cette question est une opération intérieure, un acte déterminant du sujet (le choix éthique n’est pas une réaction chimique), irréductible à tout autre facteur. Et c’est bien cet acte du choix qui détermine finalement le comportement et la conduite (heureuse ou malheureuse de l’être humain).

Le problème de l’éthique (la question du bien et du mal), est un questionnement rationnel incontournable, qui s’impose de façon naturelle à l’intelligence humaine.
Exclure de l’étude de la conduite humaine, les problèmes d’éthique (comme c’est le cas actuellement en université), restreint considérablement la compréhension des fonctionnements physiologiques. Autrement dit, l’étude des questions morales, et surtout des conditions de leur résolution, est une partie essentielle et indispensable de la psychologie en tant que sciences du comportement.

Exclure de la psychologie l’étude de ces questions, c’est s’interdire l’accès à la compréhension des facteurs, en réalité, les plus déterminants de la vie humaine.


Mais la psychologie en tant que science générale de l’âme ne pose pas uniquement des questions relatives à la conduite, aux comportements, à l’action, elle pose des questions encore plus fondamentales, de nature non plus éthique ou morale, mais de nature ontologique et métaphysique.
La psychologie en tant que science de l’âme se doit de s’interroger sur la nature de l’âme :

  • Quelle est sa nature ? Matérielle ?  Congloméra hasardeux de protons, neutrons, et d’électrons ? Immatérielle ? Spirituelle ?
  • D’où vient l’âme humaine ? Quelle est son origine ? Quelle est sa structure ? A-t-elle une finalité ?
  • Plus largement, toutes ces psychés humaines ou animales ont-elles une finalité ?
  • Et ces univers dans lesquels sont immergés tous ces êtres, ont-ils eux aussi une finalité ? Quelle en est leur origine ? Ultimement, Dieu existe-t-il ou le monde s’est-il créé tout seul ?  Comment le savoir ?

Car il est bien évident que la réponse à ces questions, a une incidence sur l’âme humaine et donc sur la psychologie qui en est la science.
La psychologie pose donc des problèmes qui sont fondamentalement d’ordre philosophique.
Ces aspects essentiels de la psychologie ne sont plus traités dans le cadre de l’université (comme cela était le cas autrefois).
C’est pourquoi il est nécessaire d’inventer des structures d’enseignement alternatif et complémentaire qui se proposent de les étudier en tant que tels.

C’est d’ailleurs un des objectifs des formations de Soul in a Mind, tenter de répondre aux questions philosophiques posées par la psychologie.

En résumé il existe deux grandes méthodes pour étudier l’homme.

  1. L’étude de l’homme en tant qu’objet matériel (que l’on peut mesurer, peser comparer …)

C’est la méthode utilisée en université. Elle permet de déterminer divers paramètres physiques, biochimiques et statistiques qui interviennent dans le comportement humain. Mais cette méthode ne permet pas de comprendre et d’expliquer les processus proprement internes du sujet humain (ses émotions, ses sentiments, ses pensées) qui sont pourtant les principaux déterminants de la conduite humaine. L’étude de ces facteurs requiert une toute autre méthode, la méthode dite introspective.

  1. L’étude de l’homme en tant que sujet. La méthode introspective est la seule méthode possible pour étudier les émotions, les sentiments et les pensées qui déterminent le comportement humain.

Les émotions, les sentiments et les pensées appartiennent à la pure intériorité du sujet humain et ne sont accessibles qu’à lui-même.
Les émotions, les sentiments et les pensées n’étant ni matériels, ni mathématisables, sont par conséquent hors du champ d’investigation des études physiques et relèvent d’études métaphysiques.
L’introspection s’inscrit dans une étude élargie de l’humain qui inclut bien entendu, l’étude physique de l’homme mais qui ne s’y limite pas.

Cette étude rationnelle et holistique  de l’humain, s’inscrit dans le cadre général de ce que l’on appelle la philosophie.

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