Et si l’université enseignait la connaissance de soi ?

(L’article : la connaissance de soim a été mis à jour le 22 décembre 2021)
Comment mener une réflexion et avoir une approche plus précise, de la connaissance de soi en s’étudiant soi-même ? Comment effectuer un travail de développement personnel, de connaissance de soi ?

Apprendre qui l’on est, demande la connaissance des notions principales de philosophie et psychologie, pour un travail interieur, introspectif.

Le mot psychologie vient du Grec Psukhê se traduisant par psyché qui veut dire âme et Logos littéralement signifie parole. En science, on parlera de discours rationnel à propos d’un sujet particulier… Et d’un point de vue sémantique et étymologique, se définit donc d’une façon générale comme la science de l’âme.

Le mot Philosophie vient des mots Grecs Philein qui se traduit par Aimer et de Sophia qui signifie Sagesse. Soit littéralement « l’Amour de la sagesse ».
La philosophie d’un point de vue sémantique et étymologique, se définit donc d’une façon générale comme un questionnement. Une interprétation et une réflexion sur le monde et l’existence de l’humain.

De multiples définitions de l’âme ont été données dans le monde, au cours de l’histoire de l’humanité. Les conceptions de l’âme sont loin d’être homogènes, et diffèrent selon les écoles philosophiques ou les méthodes d’études.

Cependant on peut dire qu’il existe deux grandes méthodes pour la connaissance de soi :

1.La méthode qui consiste à considérer la personne comme un objet matériel.
Objet que l’on peut mesurer, disséquer, peser, analyser, comparer, etc…
C’est la connaissance dite :« scientifique ».
Dans cette démarche, on étudie l’humain en tant que phénomène physique c’est à dire en tant qu’être matériel. Comme on étudie tout phénomènes physiques dans l’univers. La psychologie dans ce contexte se définit, comme l’étude de ce qui, dans la conduite de l’individu est paramétrable et quantifiable.
Ces paramètres sont en effet exclusivement d’ordre matériel, c’est à dire physico-chimiques.
Les techniques, statistiques et mathématiques sont abondamment utilisées.

2.L’autre méthode considère l’humain, non comme un objet matériel, mais comme un sujet doué de conscience. Que l’on ne peut réduire aux seuls paramètres biophysiques de la vie. De ce sujet émerge, l’émotion, la pensée, qui jouent un rôle déterminant dans le comportement humain individuel et collectif.

La seule méthode pour étudier l’individu en tant que sujet, est la méthode dite de « L’introspection ».

Socrate l’avait très bien résumé, dans sa citation : « Connais-toi toi-même ».Car seul, ce quelqu’un, ce sujet lui-même, peut connaître ce qu’il est, ce qu’il pense, ce qu’il éprouve.
Aujourd’hui encore, aucune méthode scientifique ne permet de connaître le ressenti, ou la pensée d’un autre. (Pour notre plus grand bonheur d’ailleurs !)

Cette méthode introspective n’est malheureusement toujours pas utilisée en université.
La recherche universitaire actuelle laisse de côté, le plus important pour nous comprendre. L’analyse approfondie de la pensée et de l’émotion, de leur origine, de leur nature et de leur valeur.

Intéressons-nous à ce que nous livre l’approche universitaire de la connaissance du soi :

Homme allonge sur des branches d'un arbre

 

En faculté de médecine

On apprend à déterminer les facteurs biologiques et organiques (physiologiques, biochimiques, neurologiques, génétiques…) du corps. Pour comprendre et diagnostiquer les perturbations de la conduite de l’individu.
En particulier, des disciplines comme la psychiatrie ou la neurologie. Qui sont spécialisés dans l’étude et le traitement physique, et dans l’effet des perturbations du système nerveux et du cerveau.
Le cerveau est alors considéré comme la structure biophysique et biochimique responsable du comportement.
Certains des dysfonctionnements du cerveau sont matériellement identifiables (Lésions du cerveau, tumeur, déséquilibre biochimique). La médecine contemporaine à les moyens matériels de soigner ces troubles (par la neurochirurgie, la biochimie et la chimiothérapie).

Il existe donc une approche proprement et strictement médicale du comportement humain. L’approche psychiatrique et neurologique dont la base est biochimique et physico-chimique (les thérapeutiques pharmaceutiques et chirurgicales).

En faculté de psychologie

Les études ne portent plus comme en médecine sur les facteurs biophysiques (neurologiques, biochimiques, et génétiques). Mais à déterminer toute une série de facteurs également d’ordre matériel et quantifiables mais non médicaux. Ces facteurs peuvent être également impliqués dans l’apparition des troubles organiques qui engendrent des dérèglements et des anormalités de comportement.

L’étude de ces facteurs matériels, non médicaux, a donné naissance à plusieurs sous-disciplines. Ce sont ces sous-disciplines que l’on enseigne actuellement en faculté.

Ces sous-disciplines reposent sur les sciences de la matière (la chimie, les mathématiques, la physique, les statistiques et la biologie). Qui sont, elles aussi, enseignées en faculté puisqu’elles en constituent les sciences de référence. La boucle est bouclée.

Les principales sous-disciplines de la psychologie universitaire, en dehors de la chimie, de la biologie, des mathématiques et de la physique, sont :

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La psychologie dite « expérimentale ».

Elle étudie en laboratoire, à l’aide d’expériences sur les animaux, les divers paramètres physiques, chimiques, physiologiques, sociologiques observé dans des processus complexes de sensation, perception, mémoire, apprentissage, etc. …
On mesure les temps de réaction à certains stimuli. Par exemple visuels, auditifs ou encore la densité des points sensibles à la surface de la peau.

La psychologie que l’on appelle développementale ou psychogénétique, ou encore épistémologique

Concerne essentiellement le développement de l’enfant (développement de l’intelligence, étude de l’acquisition des connaissances, lecture, calcul etc.…).
Par exemple, on mesure le temps de calcul de 3+5=8, en fonction de l’âge, de l’origine sociale et culturelle des enfants …
On peut mesurer le pourcentage d’enfants utilisant des phrases de deux, trois ou quatre mots en fonction de leur âge.
(« Lola miammiam ! » Exemple de phrase prononcée par un enfant, entre 16 et 24 mois, qui associerait son prénom au verbe manger.)

Bebe qui rit

La psychologie sociale

Étudie la relation des individus entre eux. C’est à dire les influences réciproques de personnes qui sont en présence ou qui agissent ensemble. Les outils d’étude sont principalement des enquêtes par questionnaires dont les résultats sont traités par statistiques. On analyse, les relations à autrui, la motivation, la confiance, la raison, etc… Ce travail statistique livre connaissance et réflexion, et révèle les interactions dans la vie entre la personne et le groupe social. C’est le socle des algorithmes contemporain.

La psychologie clinique

Discipline au carrefour de plusieurs domaines (la psychiatrie et psychopathologie, la psychanalyse et psychothérapie, le conseil et la recherche clinique). Enseignée à l’université à dominante théorique, elle ne comporte pas de formation de mise en pratique pour devenir psychothérapeute. Les étudiants doivent donc suivre hors de l’université, des formations complémentaires, pour s’initier et apprendre des pratiques thérapeutiques.

On dénombre actuellement environ 700 formes de psychothérapies en Occident. Selon les livres dont le Dr Richard Meyer est l’auteur, psychiatre et psychanalyste, et fondateur de  l’EEPSSA.

On peut citer la PNL, le Rebirth, la Sophrologie, la Bio Energie, l’Analyse transactionnelle, le Rêve éveillé, et l’EMDR et l’EFT….

Pendant des décennies, la psychothérapie dominante, dans l’université française, et encouragés par elle, été la psychanalyse Freudienne. Bien qu’elle continue d’être enseignée dans les universités françaises, elle n’est plus un passage obligé pour les futurs psychologues.

La connaissance de soi et l’approche universitaire

En résumé, ce qui caractérise l’approche universitaire actuelle de la psychologie est l’étude physiologique et statistique du comportement humain. Qui consiste à isoler puis quantifier les paramètres mesurables qui interviennent dans la conduite d’un individu.

Ces paramètres sont d’ordre exclusivement matériel. (Composition et réaction physico chimique dans le vivant, corrélation statistique au sein d’une population ou d’un échantillon d’une population.)
Toute cette approche physique, biochimique, et statistique de la psychologie est évidemment intéressante, nécessaire et fort bien enseignée en université.

La non prise en compte de l’immense champ de questionnements, d’investigations, de recherches sur la psyché humaine, pose question. Cette méthodologie physiologique et statistique, ne pourra jamais atteindre les motivations et la conduite, de la psyché et des pensées humaines. Qu’elle laisse délibérément et intentionnellement de côté, pourquoi ?

Ce champ d’études et de recherches est traité par une autre discipline de connaissance rationnelle. Utilisant d’autres moyens que les mesures des quantités matérielles, qui constitue la seconde grande approche de la psychologie. Celle dans laquelle nous nous inscrivons, la psychologie Jungienne et Transpersonnelle. Qui intègre clairement la dimension spirituelle de l’humain, c’est une psychologie dite Holistique. Par sa dimension holistique, cette psychologie est absente des enseignements universitaires actuels, encore une fois Pourquoi ?

Voyons à présent pour avoir une vision globale de l’étude de l’homme, l’approche philosophique de l’âme.

Livres psychologie

Le comportement humain ne se posent plus ici en termes de physique ou de statistiques, mais en termes d’éthique et de métaphysique. Posant délibérément et intentionnellement les problèmes existentiels et de la conscience. De la liberté, du bien, du mal, de la destinée, du sens de l’existence, du rapport à la souffrance, à la mort, à l’autre, à l’amour, à l’inconnu, à Dieu….

La conduite de l’humain est incontestablement influencée par des facteurs d’ordre matériel liés aux conditions du milieu (interne et externe). La considération de ces seuls facteurs est loin de pouvoir rendre compte du phénomène humain dans sa totalité.
C’est pourquoi il est indispensable de considérer l’influence de facteurs d’un tout autre ordre.
Facteurs qui ne sont ni d’ordre physico chimique, ni d’ordre statistique, mais bien d’ordre éthique (valeurs morales). La question morale est en effet au carrefour de tous les comportements humains.

Que dois-je faire ? Qu’est ce qui est bien ? Qu’est ce qui est mal ?

La réponse à ces questions est intérieure, le choix éthique n’est pas une réaction chimique. Un acte déterminant du sujet, irréductible à tout autre facteur. Et c’est bien cet acte du choix qui détermine le comportement et la conduite (heureuse ou malheureuse de l’être humain).

Le problème de l’éthique (la question du bien et du mal), est un questionnement rationnel incontournable. Qui s’impose de façon naturelle à notre intelligence.
Exclure de l’étude de la conduite de la personne, les problèmes d’éthique (comme actuellement en université), restreint la compréhension des fonctionnements physiologiques. L’étude des questions morales, et de leur résolution, est une partie essentielle de la psychologie comme science du comportement.

Exclure de la psychologie l’étude de ces questions, c’est s’interdire la compréhension des facteurs, les plus déterminants de l’être humaine.

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Mais la psychologie en tant que science générale de l’âme ne pose pas uniquement des questions relatives à la conduite, aux comportements, à l’action. Elle pose également des questions plus fondamentales, de nature non plus éthique ou morale, mais de nature ontologique et métaphysique.
La psychologie en tant que science de l’âme se doit de s’interroger sur la nature de l’âme :

Quelle est son essence ? Matérielle ?  Congloméra hasardeux de protons, neutrons, et d’électrons ? Immatérielle ? Spirituelle ?
D’où vient-elle ? Quelle est son origine ? Quelle est sa structure ? A-t-elle une finalité ?
Plus largement, toutes ces psychés humaines ou animales ont-elles une finalité?
Et ces univers dans lesquels sont immergés tous ces êtres, ont-ils eux aussi une finalité ? Quelle en est leur origine ? Ultimement, Dieu existe-t-il ou le monde s’est-il créé tout seul ?  Comment le savoir ?

La réponse à ces questions, a une incidence sur l’âme, donc psychologique.
La psychologie pose donc des problèmes qui sont fondamentalement d’ordre philosophique.
Ces aspects essentiels psychologiques ne sont plus traités à l’université (comme cela était le cas autrefois).
C’est pourquoi il est nécessaire d’inventer des structures d’enseignement alternatif et complémentaire qui se proposent de les étudier.

C’est un des objectifs des formations de Soul in a Mind, de répondre aux questions philosophiques posées par la psychologie.

 En résumé il existe deux grandes méthodes pour étudier l’homme.

L’étude de l’homme en tant qu’objet matériel (que l’on peut mesurer, peser comparer …)

C’est la méthode utilisée en université. Elle permet de déterminer divers paramètres physiques, biochimiques et statistiques qui interviennent dans le comportement humain. Mais cette méthode ne permet pas de comprendre et d’expliquer la vie, les processus proprement internes du sujet humain, à titre personnel. L’émotion, la pensée, les sentiments, qui sont pourtant les principaux déterminants de la conduite de l’humain dans la vie. L’étude de ces facteurs requiert une tout autre méthode, la méthode dite introspective.

L’étude de l’homme en tant que sujet par la méthode introspective. Qui est la seule méthode possible pour étudier l’émotion, la pensée et les sentiments, la conscience qui déterminent le comportement humain.

L’émotion, la pensée et les sentiments, la conscience, appartiennent à la pure intériorité de l’humain et ne sont accessibles qu’à lui-même. Et ils ne sont ni matériels, ni mathématisables, ni paramétrables, seulement personnel. Ils sont par conséquent hors du champ d’investigation des études physiques et relèvent d’études métaphysiques.
L’introspection s’inscrit dans une étude élargie de l’humain, qui inclut son étude physique, mais qui ne s’y limite pas.

Cette étude rationnelle et holistique de l’humain, s’inscrit dans le cadre général de ce que l’on appelle la philosophie.

 

Mika Denissot

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