Dans la vidéo précédente, nous avons pu définir la différence entre les peurs et les croyances. Nous avons également dressé les 4 grandes catégories de peurs et avancé l’algorithme psychologique ou les états d’esprit spécifiques à adopter pour dépasser chacune d’elles. Nous avons ensuite vu que pour mieux gérer la masse-groupe, notre société était construite sur cette émotion de peur. Puis, nous avons clôturé la part 1 avec l’effondrement systémique qui pointe son nez, sur la fin possible de notre humanité selon certains scientifiques et collapsologues.

Cette époque particulière que nous vivons, avec un effondrement systémique certains est accueillie de diverses manières par chacun des 7.5 milliards d’humains qui peuplent la planète.  C’est la raison pour laquelle je me suis “amusé” à classer notre humanité en 7 catégories qui—de mon point de vue personnel—représenteraient le monde aujourd’hui … Un peu comme une capture d’écran de l’instant T. Nous allons voir cela de suite mais tout d’abord je vous invite fortement à regarder la part 1 avant de continuer avec celle-ci.

Rapide état des lieux avant l’effondrement

Sans rentrer dans un catastrophisme pessimiste, on peut dire qu’aujourd’hui nous sommes arrivé à un point de non-retour : fonte des glaces irréversible, dégel du permafrost laissant échapper le méthane dans l’atmosphère, augmentation exponentielle du gaz à effet de serre, inondations à répétitions et de manière rapprochée, montée des eaux provocant des érosions rapides et massives ainsi que la disparition des plages comme ici à Bali, écarts climatiques importants de très chauds à très froid, disparition des saisons, diminution de près de 80% de la biodiversité, une démographie en exponentiel et ainsi va la liste que vous connaissez sûrement déjà. Si ce n’est pas le cas, je vous invite à visionner ma playlist sur l’effondrement.

À ce propos, 29 ans en arrière lorsque j’avais 20 ans, on parlait pourtant déjà de l’effondrement. Sauf que personne ne s’en souciait et à l’époque on me traitait d’adepte d’une secte catastrophique tandis que je parlais du l’ère du Poisson et de l’ère du Verseau entrainant ses changements radicaux. Mais aujourd’hui, le phénomène devient visuel et présent dans la chair de chacun d’entre nous. Cela se traduit par des craintes, de l’incompréhension pour certains ou un sentiment d’injustice pour d’autres, et parfois une manière de juger son prochain en rejetant la faute sur lui.

Face à un effondrement systémique imminent, à une potentielle crise financière majeure sans précédent, à une catastrophe naturelle pouvant émerger n’importe où et n’importe quand plus aujourd’hui qu’hier, chacun d’entre nous prend position. Dans ce continuum, ces prises de position ont créé des catégories qui percent doucement et s’affirment de plus en plus. J’ai pu en noter 7 qui ne sont peut-être pas exhaustives mais qui permettent de dresser une carte mondiale des nouvelles “religions” humaines. Voyons-les de suite :

1] Les sceptiques

Les sceptiques sont ceux qui nient en bloc les phénomènes climatiques et écologiques actuels et encore moins la théorie de l’effondrement. Et certains—Trump par exemple, pour ne pas citer de nom—appellent même à un complot écologique ou une dictature écologique que certains voudraient nous imposer. Ils nient également un effondrement possible ou une crise financière majeure.

Ainsi les sceptiques sont dans le déni total, et ne veulent absolument pas croire que l’on va dans le mur. C’est normal car ils croient en leur fiction personnelle. Mais ils sont surtout comme des enfants qui se font prendre en train de faire une bêtise et qui disent Non, cest pas moi, cest pas moi, non …

2] Les j’menfoutistes

Pour surpasser leur peur de leur propre mort, les j’menfoutistes choisissent d’en profiter un maximum pendant qu’il est encore temps. De toute manière, on va tous mourir suite à l’effondrement,  alors prenons tous ce que nous avons à prendre avant les autres, en grande quantité … Cette « religion » qui fait totalement abstraction du monde environnant présente une autre forme de déni égocentrique. Bref, les j’menfoutistes sont des bons vivants et accroissent leur bonheur en prenant. Anthony Hopkins dans un de ses films les appelaient « ceux qui prennent ».

3] Les petipatistes et les petipassifs

La croyance des petipatistes et des petipassifs pour sortir de la peur c’est de se dire qu’il faut continuer à faire le colibri. Ce sont ceux qui pensent qu’aujourd’hui encore, tous les petits pas suffiront à donner un nouveau virage à notre humanité. Ce sont aussi ceux qui pensent qu’il faut absolument vivre dans une sobriété excessive, comme j’ai pu le lire dans un mail privé d’un de mes lecteurs.

Cette « religion » fait abstraction des autres car en restant chacun dans son coin c’est comme si ils se disaient, puisqu’aujourd’hui il y a une prise de conscience mondiale, les compagnies font plus attention. C’est tous ceux qui essaient de se rassurer avec les petits gestes en se disant que c’est OK, ça va, je fais ma part. Cela les légitime alors à juger les autres : si vous avez le malheur de prendre l’avion ou d’aller acheter du pain en voiture, les petipatistes et les petipassifs ne vous rateront pas.

4] Les survivalistes (pré effondrement)

Les survivalistes supportent leur peur par une préparation poussée à l’extrême pour la survie, en préparation à la catastrophe majeure. Selon leur vision de catastrophistes extrémistes, de toute manière tout le monde va s’entretuer alors préparons-nous—et faisons en sorte d’être les derniers survivants, ainsi nous pourrons contrôler le monde. En arrière plan chez le survivaliste, il y a une petite volonté de prendre le pouvoir.

Notons 2 variantes de survivalistes : d’un côté, les survivalistes guerriers qui s’entrainent à la survie tels des militaires de l’extrême et qui attendent presque que cela se produise. De l’autre côté, les survivalistes bourgeois qui ont opté pour le bunker en Nouvelle-Zélande en attendant que les animaux sauvages s’entretuent, pour enfin sortir de leur tanière et contrôler de nouveau le monde.

5] Les catastrophistes

Les catastrophistes ne prédisent que des catastrophes irréversibles et inévitables. Ils se confortent dans les statistiques, dans les écrits ici et là. Comme ils ne voient pas d’issue, c’est plutôt la vision grise qu’ils transmettent autour d’eux. Seulement, leur vision sombre de l’avenir créé automatiquement visions sombres chez celles et ceux qui les écoutent. Ni méchants ni violents, les catastrophistes sont juste des prophètes de mauvaise augure et cela les rassure : la peur venant, les écoutants s’immobilisent …

 

6] Les écologistes virtuels

Les écologistes virtuels sont passés maîtres dans l’art du greenwatching et du greenposting. Tétanisés dans leur coin, souvent seuls ou éloignés, parfois sans ressource, ils passent leur journée à regarder, commenter et partager sur les réseaux. Leurs croyances s’arrêtent au fait que tant qu’ils partagent l’information, ils contribuent à changer l’humanité et que cette manière règlera les difficultés existentielles auxquelles nous devons faire face.
Ce sont les écologistes virtuels qui vous montreront toujours du doigt. Ils savent mieux que les autres puisqu’ils sont au coeur de l’information et ainsi ils vous jugeront sans filtre. de plus ils vous écriront pour vous dire que vos mails polluent, sans se rendre compte qu’eux-mêmes l’utilisent pour vous écrire. Ils pointeront du doigt votre moto, votre voiture, votre téléphone ou votre T-shirt Nike, en fonction des derniers chiffres et statistiques sortis qui deviendra leur croyance du moment.

Ces 6 catégories, qu’ils soient sceptiques, j’menfoutistes, petipatistes-petipassifs, survivalistes, catastrophistes ou écologistes virtuels, sont dans le déni de la réalité. Ce qui s’exprime via chacune d’elles c’est une volonté de ne pas sortir de sa zone de confort, une volonté de ne pas se remettre en question. La seule croyance que la personne maintient : De toute façon il n’y a rien de significatif que moi je puisse faire.

7] Les réalistes vivent l’effondrement

Les réalistes sont conscients de l’effondrement a venir, de la fin imminente de notre mode de société actuel et ont compris que c’était même une nécessité. Ils sont conscients qu’un changement profond va avoir lieu—qui peut arriver de façon extrêmement brutale ou non—que la société consumériste et industrielle arrive à sa fin, voire même déjà morte, qu’elle est dans sa phase finale d’auto-destruction. Ayant compris et accepté aussi notre interdépendance, ils se rendent compte que ce n’est pas une action par-ci, par-là qui permettra un changement durable, mais une action massive commune.

Par conséquent, les réalistes ne sont pas dans la croyance de quelque chose. Ils élèvent leur conscience au moment présent car ils savent que là où nous en sommes aujourd’hui, rien ni personne ne pourra prédire ce qui va arriver mais qu’un effondrement est innéluctable. . Notre interdépendance est devenue si complexe qu’un simple domino qui tombe peut provoquer une suite non-prédictible. Pour cette raison, les réalistes se reconnectent au réel. Ils comprennent que, oui notre planète est plus importante que notre pays, oui notre humanité est plus importante que l’argent, et oui la réalité du moment présent est plus importante que toutes les croyances.

Intuitifs, ils comprennent que la survie ici n’est plus à sa place dans un paradigme où l’on domine déjà la surface de la planète. Les réalistes savent que ces changements sont inévitables mais ils savent surtout que les futurs potentiels sont infinis, quelles que soient les directions que nous prenons aujourd’hui. De ce fait, ils agissent uniquement pour élever les consciences car ils ont compris que c’était la seule et unique solution.

Enfin, les réalistes savent aussi que nous avons besoin de nous unir, de nous allier, de nous entraider, et que l’heure n’est plus à chacun dans son coin. Ils ont compris que c’était la transmission de vision positive d’un présent et d’un futur multipliant les éveils de conscience qui permettra un nouvel élan, et cela peu importe ce qui adviendra. Ils acceptent ce qui est car seul ce qui est, est réel, et le reste n’est qu’imaginaire.

Épilogue

Comment faire face à tous les phénomènes du monde qui nous arrivent ? Il convient de rester connecté au moment présent, d’observer les faits et de les accepter. En parallèle, faire un travail d’éveil de conscience … Car sans spiritualité, il n’y aura pas de changement positif. Nous connaissons tous la formule d’Einstein : La folie, c’est de refaire toujours la même chose, et s’attendre à des résultats différents.

Depuis 1950 nous agissons de la même manière, en mettant de côté les pouvoirs spirituels de l’être humain. Pire, en les ayant enfouis, enterrés, en collant des étiquettes de sectes, de gourous, de manipulateurs, de sorcières, à toute personne voulant sortir les êtres de l’esclavage psychologique et physique … Mais l’heure est venue à chacun d’être soi, de se réveiller, de vivre son humanité, de suivre son coeur, d’écouter son intuition, de faire table rase des vampires d’ambitions autour de nous et de leurs peurs. Vous les reconnaîtrez, ils vous montreront toujours du doigt.

Merci à Benjamin Casteillo fondateur de New World Together pour les compléments d’informations qui m’ont été nécessaires pour finaliser ces deux vidéos.

Quand à moi, je vous invite à devenir Rebel, soyez “hors leur loi”,  suivez votre cœur et votre intuition. Certains vous suivront, d’autres pas, it’s OK ! Et comme le disait Marc Halevy dans son intervention à Bordeaux en 2014 : Laissons les grands dinosaures seffondrer avec leur ligne rouge et soyons le paradigme montant qui est cette ligne verte. Finalement, aujourd’hui, nous arrivons là où les lignes se croisent. Nous sommes là où ses lignes se bousculent. Ca fait mal, c’est douloureux, mais c’est nécessaire pour avoir un monde qui nous revient. C’est aussi nécessaire pour vivre notre existence et non celle d’un autre.

Alors … Peur ? Croyance ? Ou éveil de conscience ? À vous de choisir …

Mika Denissot

Prêt à prendre une initiative et rejoindre notre communauté ? Inscrivez-vous pour recevoir plus d’articles et d’infos de Soul in a Mind sur la croissance individuelle, et passez à un niveau supérieur de vous-même.



La symbiose du couple :

Inscrivez-vous au programme de méditation mensuelle GRATUIT avec Mika et reconnectez-vous avec vous-même et ceux qui vous entourent.

Restez dans la boucle des Soulminders

FacebookTwitterInstagramPinterestLinkedin  Youtube

 

Citations en relation à l’article