La vie est un combat

Avez-vous pris conscience que tout autour de nous était impermanence. Il n’y a rien qui ne dure. Regardez comment des moments de calme sont suivis de moments de tension, des moments de bonheur sont suivis de moments de malheur, des relations amoureuses peuvent être suivies de séparation et devenir même haineuses. Il n’ y a rien qui ne dure et comme disait Ajan Chah : «  La seule chose qui dure, c’est l’impermanence ».

Tout, absolument tout a un début, un milieu et une fin. Au regard de cette vérité, notre vie est un champ de bataille. Et nous sommes à la fois le guerrier et l’ennemi à combattre. Nous sommes la cause et les effets de notre vie. Dans la Bhagavad Gita, fable poétique et métaphysique indienne qui a beaucoup influencé la philosophie indienne, Krishna va délivrer un enseignement qu’on appelle yoga, à Arjuna, sur le champ de bataille juste avant une guerre imminente. La symbolique de la vie dans ce livre, est  un champ de bataille et ceci que ce soit autour de nous ou en nous. Comment pouvoir alors en tant que guerrier, détruire l’ennemi ou l’empêcher de nous attaquer ?

Guerriere

Dans les cartes du tarot, en ne considérant que leur message initiatique et non leur aspect divinatoire, il est intéressant d’étudier la  première carte du tarot qui est le bateleur. Ce bateleur, c’est vous, c’est moi, c’est l’être avec tous ses possibles. Cette carte nous enseigne que nous devons agir dans le monde sans s’y laisser happer, écraser.

C’est aussi un enseignement de Krishna dans la Bhagavad Gita .Ces deux philosophies sont des philosophies de l’Action. Dans le monde rien ne peut se faire sans action. Ce sont aussi des philosophies de la Dévotion qui rappellent l’importance d’être dévoué à sa cause personnelle ou à une cause qui nous dépasse. Et ce sont aussi des philosophies de la Connaissance car rien de juste et de bien ne peut se faire sans que nous grandissions en Sagesse.

Voici plusieurs exemples de combats de vie qui peuvent se jouer dans notre quotidien.

Prenons par exemple la maladie : la maladie est un appel à la paix de nos émotions, de nos sentiments et de nos pensées. Imaginons que vous allez voir un médecin pour un mal de gorge. Très souvent, il regarde notre gorge, nous ausculte rapidement, nous donne un médicament et en 5mn la séance est terminée. Vous allez donc prendre le médicament et le mal de gorge va passer. Vous n’aurez rien appris et n’aurez posé aucune action pour changer votre fonctionnement. L’ennemi qui était votre maladie aura disparu sans que vous n’ayez posé la moindre action si ce n’est celle de prendre votre médicament.

C’est pour cela que les maladies reviennent parce que leur message n’a pas été entendu. A l’inverse quand vous allez voir un homéopathe, naturopathe ou autre médecin holistique, comme je le fais à Bali, le médecin va vous questionner sur les symptômes, vous allez passer 1h ensemble et il va chercher à savoir ce qui s’est passé un jour ou deux avant que vous ressentiez les symptômes.
Et là, il y a tout un travail émotionnel et psychologique que vous allez mettre en place par la discussion. Vous allez chercher en vous ce que vous avez ressenti comme tensions ou ce que vous avez vécu avant l’apparition des symptômes pour comprendre ce que la maladie a à vous dire.
Parce que si vous tombez malade, c’est parce qu’il y a un problème à l’intérieur de vous-même. Vous pouvez avoir une personne atteinte d’un virus dans une salle qui ne contaminera qu’une seule personne parmi toutes les personnes présentes. Et la personne contaminée sera celle qui a besoin de cette maladie pour comprendre quelque chose sur elle-même.

Un autre exemple d’ennemi intérieur est notre volonté de retenir les choses et de ne pas accepter l’idée de l’impermanence des choses. Elle  peut créer des déviances, des maladies, comme par exemple le simple fait de ne pas vouloir vieillir et de vouloir rester jeune éternellement.

impermanence

L’exemple suivant concerne nos façons de communiquer. Imaginez que vous êtes en discussion avec quelqu’un et que cette personne vous dise:
-Ah la la ! J’ai été opéré et je suis resté deux jours à l’hôpital ! Et vous lui dites alors :
-Ah oui ! Je me rappelle aussi ! Il y a deux ans, je me suis fait opéré, je suis resté 4 jours à l’hôpital, ce n’est pas facile hein !? La personne répond :
-Oui, mais moi, c’était vraiment dur ! J’ai vraiment souffert après l’opération ! Et vous lui répondez :
-Ah oui, je me rappelle, moi aussi, c’était vraiment douloureux à ce moment-là !
La personne ne se sentant pas écoutée peut éprouver des tensions, être déçue, choquée par votre manque d’empathie, elle peut éprouver de la colère… Car la façon dont nous communiquons crée des réactions chez l’autre, elle peut apporter du bien-être, de la joie, ou de la colère et de la tristesse… Rappelez-vous que l’ennemi et le guerrier, c’est vous et que la façon dont vous allez réagir va donner une direction à la communication que vous allez mettre en place.

Un autre ennemi est l’impression de stagnation. Pour y faire face, vous devez vous investir pleinement dans vos actions. Nous avons tous besoin d’évoluer, de croître, nous ne voulons pas stagner. La vie n’est que croissance.
Pour pouvoir évoluer, vous devez vous investir et poser des actions. Si vous voulez grandir spirituellement et psychologiquement, passez chaque jour du temps à lire, écrire, méditer, et non pas deux fois par an ou une fois au nouvel an pour vous donner bonne figure ! L’ennemi, c’est nous. Nous savons ce qu’il faut faire, nous connaissons les règles du jeu mais nous ne voulons pas les appliquer ! Etre guerrier nous demande un  réel investissement et un engagement à poser des actes.

lutte

Le bonheur et le malheur sont juste des états d’esprit et dépendent de la direction et de la qualité de vos pensées et de vos actions. C’est à vous de choisir, vous pouvez être heureux là maintenant, juste en souriant et en disant : « I’m ok ! ».  Je suis content de rédiger cet article, mais je pourrais aussi dire :
-Oh, je suis fatigué d’écrire ces articles ! Je peux choisir de me mettre dans un état de souffrance émotionnelle en pensant que c’est fatigant de choisir des thèmes, d’écrire et d’avoir toujours des articles à écrire chaque semaine…
Il y a deux façons de voir les choses. C ‘est à vous de choisir. Moi, je choisis le bonheur, d’ailleurs l’un de mes mantras favoris est « It’s ok ! »

Voici deux derniers exemples illustrant nos combats intérieurs : le premier est notre lutte pour avoir confiance en nous-mêmes. L’image que nous nous donnons de nous-mêmes génère des actions. Toutes nos actions sont subordonnées à l’image que nous avons de nous-mêmes. Les résultats de ces actions dépendent donc de l’image que nous avons de nous-mêmes. Plus nous avons une image élevée de nous mêmes, plus nos actions iront dans ce sens et plus les résultats seront élevés. Et ces résultats élevés vont augmenter l’image positive de nous-mêmes et ainsi de suite…

A l’inverse, si vous n’avez pas confiance en vous et êtes sans arrêt en train de déprimer, de dire « Je n’y arrive pas ! C’est difficile ! Je n’y arriverai jamais ! Je suis timide…etc », les actions que vous allez mettre en place vont être subordonnées à l’image que vous avez de vous-même, les résultats seront donc moins bons que ce que vous désirez, donc diminués par rapport à vos attentes, ce qui va diminuer encore plus l’image que vous avez de vous-même et ainsi de suite…c’est un cercle sans fin !

Vous avez le choix, vous pouvez choisir le cercle du bonheur ou du malheur et cela ne dépend que de vous !

Le deuxième exemple concerne nos peursCelles-ci ne dépendent uniquement que de nos productions mentales. La peur n’est que la projection dans un futur d’un présent qui n’existe pas. Nous allons juste projeter dans notre esprit différents scénarios qui n’existent pas et nous allons nous y accrocher ! Ce qui va créer un combat intérieur. Imaginez que vous avez envie de faire un saut de 8m  dans l’eau et que vous êtes en haut d’un rocher, qu’en regardant en bas vous avez peur. Vous avez peur de mal tomber, de vous casser la jambe ou de mourir. Votre mental va s’accrocher à tous les scénarios que vous avez envisagés plutôt qu’à la réalité. Etre dans la réalité serait de se dire :
-Est-ce qu’il y a des risques, est-ce qu’il y a des pierres ? Non !
-Est-ce que c’est profond ? Oui !
-Si je tombe, je peux peut-être me faire un peu mal mais je ne vais absolument pas mourir.
A partir de là, vous pouvez vous accrocher à une projection future qui n’existe pas ou revenir à la réalité en vous disant :
-Ok ! On m’a appris à sauter ! Je sais comment sauter ! Je sais comment mettre mon pied d’appel ! Je sais comment arriver dans l’eau en mettant mes mains sur le côté pour ne pas me faire mal aux épaules. J’ai tous les éléments nécessaires pour faire ce saut ! Je peux le faire !

saut

C’est ici qu’on peut voir la différence entre se laisser happer, écraser par la vie ou oser dépasser les obstacles et prendre les choses en mains.

Nous ne sommes pas des victimes. Nous avons souvent la sensation d’être victime de ce qui nous arrive, nous nous sentons impuissants devant ce qui nous arrive mais nous ne sommes pas victimes ! Nous avons juste à combattre notre ennemi intérieur ! Tout ce qui nous arrive dépend uniquement de nos pensées, de nos actions, de la façon dont nous voyons le monde, de nos interprétations et de rien d’autre !

Voici un exercice que je vous suggère :

Prenez chaque chose qui vous arrive comme un enseignement de Krishna dans la Bhagavad Gita. A chaque fois qu’un problème surgit, maladie, problème professionnel, affectif ou autre, posez-vous la question :

– Qu’est-ce que je dois faire et qu’est-ce que je ne dois plus faire ?
– Quelles sont les dernières pensées que j’ai eues ?
– Quelles sont les dernières actions récurrentes que j’ai faites avant que ce problème n’arrive ?
– En quoi cette situation m’empêche t-elle d’avancer ?
– Que m’invite t-elle à modifier pour pouvoir avancer ?

Si vous ne faites rien, si vous laissez juste les choses se solutionner toutes seules, (comme dans l’exemple  de la maladie où c’est la prise de médicaments qui soigne), vous ne serez jamais en contact avec vos émotions, vos sentiments, avec votre intériorité, donc vous ne verrez jamais l’ennemi en vous. Et cet ennemi reviendra toujours !

J’ai un mantra personnel que j’utilise quand tout va mal  et que je ne trouve pas mes propres ressources pour pouvoir avancer : « Ma passion, ma mission, mon service sont plus grands que mes peurs ! »

Avec ce mantra, je me reconnecte avec ce que je dois faire là, ici et maintenant, quelque chose qui me dépasse, qui est plus grand que moi. Je laisse de côté toutes mes peurs et je me mets dans le mouvement, je me mets en action et je me fais pression…

 

Mika Denissot fondateur de Soul in a mind

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